Entrée du RN et de LFI, stabilité des trois principaux groupes… Les principaux enseignements du scrutin
Groupe plus large que prévu pour le RN. C’était le suspense le plus important de la soirée: le Rassemblement national va bien pouvoir constituer avec son allié de l’UDR un groupe d’au moins 15 sénateurs. Une première sous la Ve République, qualifiée par la candidate à la présidentielle Marine Le Pen de «victoire historique» et d’«étape majeure».
Stabilité des trois premiers groupes. La droite, le centre et le Parti socialiste restent les trois forces principales du Sénat, malgré une érosion du groupe LR liée en particulier à la percée de l’extrême droite dans la couronne méditerranéenne. Ce sont les Écologistes, les macronistes et les radicaux de gauche qui perdent proportionnellement le plus de plumes dans ce renouvellement de 178 sièges sur 348.
LFI entre au palais du Luxembourg. Avec l’élection surprise du député insoumis Gabriel Amard dans le Rhône, La France insoumise fait son entrée à la chambre haute. Après avoir remporté trois villes du département aux municipales, les Insoumis sont parvenus à transformer l’essai. Le parti mélenchoniste a également revendiqué la victoire en Haute-Garonne du divers gauche Marc Péré, à la tête d’une liste LFI-EELV-Générations.
Gagnants et perdants. Renaud Muselier (Renaissance) a été élu dans les Bouches-du-Rhône malgré la liste des Républicains, avec lesquels il devait initialement s’allier. Mais la sortante Valérie Boyer, qui a été réélue, était finalement partie seule, soutenue par Bruno Retailleau, facilement réélu en Vendée. Marie-Caroline Le Pen, la sœur de Marine, n’a en revanche pas réussi son pari dans la Sarthe. La ministre de l’Aménagement du territoire François Gatel a remporté son pari dans l’Ille-et-Vilaine. Ancien ministre du 2e quinquennat d’Emmanuel Macron, le socialiste François Rebsamen a été élu. S’il a repris sa carte au PS, rien ne dit qu’il rejoindra ce groupe.
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