À Paris, rencontre artistique du troisième type au Salon de l’extra-terrestre



L’Observatoire de l’espace, qui est le laboratoire culturel du CNES, lance la première édition du Salon de l’extraterrestre. Le projet est piloté par Gérard Azoulay, un astrophysicien à l’allure de « Doc », le sympathique savant farfelu de la trilogie cinématographique Retour vers le futur. Entré à l’agence spatiale française en 1988 en tant que responsable des programmes spatiaux, ce dernier avoue avoir « toujours aimé l’art ».

Il est à l’origine, dans les années 2000, de la création de la revue de littérature contemporaine Espace(s), devenue Arts et Espace, dans laquelle les artistes rendent compte de leur vision du monde extra-terrestre. Il dirige également la collection d’art contemporain du CNES, démarrée en 2014, laquelle réunit aujourd’hui plus de 160 œuvres, en dépôt au musée des Abattoirs à Toulouse.

Un salon annuel en prise avec l’époque

Le fonds artistique du CNES donne lieu à des expositions hors les murs avec des partenaires extérieurs comme le Centre Wallonie-Bruxelles de Paris, l’Espace de l’art concret à Mouans- Sartoux (Alpes-Maritimes) ou le Centre des arts numériques d’Enghien-les-Bains (Val-d’Oise). Avec un salon annuel, Gérard Azoulay va plus loin. Il ne s’agit pas d’une foire commerciale – bien que certaines œuvres demeurant la propriété des artistes soient disponibles à l’acquisition auprès d’eux – mais d’un salon tel qu’on le concevait au XIXe siècle, c’est-à-dire « portant une réflexion plastique sur son époque, explique-t-il.

Il est réjouissant de découvrir la façon dont l’art contemporain déploie une ironie acide pour prendre ses distances avec l’actualité sur l’extra-terrestre et le débarrasser de ses scories mystificatrices. » Il ne recherche pas des œuvres de vulgarisation du monde spatial. Chaque artiste se voit proposer un projet reposant sur un protocole de création à partir d’une thématique liée à l’espace : l’altérité, les figures héroïques du quotidien, l’exploit, le spirituel ou encore l’éternité.

Une diversité de regards sur l’espace

Dans un espace de 300 m2 sur deux étages, la première édition du salon regroupe des œuvres de 22 artistes tels que Michel Gouéry, qui suggère une rencontre du troisième type en céramique avec sa série « Planète Fantôme », Mary Sue, qui avec beaucoup d’humour s’est filmée dans sa vidéo Protocole Harum en train d’exécuter une œuvre sur les indications d’un artiste extra-terrestre, ou Jeanne Susplugas, qui a recueilli les témoignages de personnes pour lesquelles l’espace constitue un objet de fascination, de réflexion et de projection, afin de rendre compte d’un imaginaire collectif.

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Salon de l’extra-terrestre

Du 25 septembre 2026 au 27 septembre 2026

cnes-observatoire.fr





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