DÉCRYPTAGE – L’initiative consiste à projeter la dissuasion française vers les alliés européens et, potentiellement, des déploiements temporaires d’éléments des forces nucléaires françaises hors de France.
Voisine de la Russie, la Finlande est devenue ce lundi le dixième partenaire européen à se joindre à la dissuasion nucléaire «avancée» proposée par la France. Seul pays européen doté de l’arme atomique avec le Royaume-Uni, la France entend, avec cette initiative, associer d’autres États européens volontaires, notamment à travers des exercices et des consultations stratégiques, mais sans aucun partage de la décision ultime.
Si l’Estonie est «en discussion» avec les autorités françaises sur une éventuelle participation, l’initiative lancée en début d’année par Emmanuel Macron a laissé de marbre le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, qui assure «pour être honnête» ne pas comprendre «tout à fait» le concept de dissuasion «avancée». Au cours de son discours sur le feu nucléaire, le 2 mars, le président de la République a détaillé l’idée depuis le sanctuaire de la dissuasion nucléaire française, l’Île Longue, qui abrite les quatre sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE) de la Force…
Poster un Commentaire