«Dans un monde très incertain», le Canada courtise les investissements étrangers


Pour être moins dépendant des États-Unis, le Canada organise lundi et mardi à Toronto une conférence pour convaincre de grands fonds internationaux d’investir dans le pays.

Le Canada veut apparaître comme une destination sûre pour des milliards de dollars d’investissements étrangers «dans un monde très incertain», a déclaré lundi son ministre des Finances à l’AFP. En première ligne de l’offensive douanière de Donald Trump, le Canada cherche à réduire sa dépendance économique à l’égard de son grand voisin et organise lundi et mardi à Toronto une conférence pour convaincre de grands fonds internationaux d’investir dans le pays.

«Le Canada est de plus en plus vu comme un partenaire de confiance dans un monde très incertain», a assuré Francois-Philippe Champagne dans cet entretien en affirmant que ce «sommet pour l’investissement» était «certainement le plus important» jamais organisé dans le pays. Selon lui, les «grandes tendances mondiales», et notamment l’appétit croissant de l’économie mondiale pour les minerais critiques, jouent en faveur du Canada. «Nous avons les minerais critiques pour alimenter la croissance et je dirais que beaucoup de monde voient les minerais critiques comme le carburant du XXIe siècle», a-t-il poursuivi en soulignant aussi les ressources en hydrocarbures du pays.


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1.000 milliards de dollars canadiens en 5 ans

Le gouvernement de l’ancien banquier central Mark Carney s’est fixé pour objectif d’attirer 1.000 milliards de dollars canadiens (622 milliards d’euros) d’investissements dans le pays en 5 ans. Ce sommet réunit notamment des représentants de fonds souverains ou d’entreprises du Golfe (Mubadala, ADNOC, DP World…) ou de Chine (China Investment Corporation), de grandes sociétés d’investissement (KKR, Macquarie, Carlyle), de grandes banques internationales, etc.

Interrogé sur les critiques de certains investisseurs vis-à-vis des lenteurs bureaucratiques et des longs processus de consultations avant de pouvoir lancer un investissement dans le pays, le ministre a assuré que «le monde a changé». «Les gens ont compris la nécessité de la rapidité et des compétences pour saisir cette opportunité en or», a affirmé Francois-Philippe Champagne.



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