Kylian Mbappé réagit à son surnom de «dictateur» sur les réseaux sociaux


Ballon d’Or, la réussite du PSG, ses surnoms sur les réseaux sociaux… L’attaquant français du Real Madrid a évoqué de nombreux sujets lors d’un entretien accordé à L’Équipe.

Kylian Mbappé persiste et signe. «Il n’y a pas meilleur que moi la saison dernière», a déclaré l’attaquant du Real Madrid, dans un long entretien accordé à L’Équipe. Le capitaine de l’équipe de France – meilleur buteur en Liga, en Ligue des champions et en Coupe du monde lors de l’exercice précédent – croit plus que jamais en ses chances de remporter le Ballon d’Or 2026, et ce malgré une saison sans titre remporté aussi bien en club qu’en sélection. Et contrairement à certains, comme Khvicha Kvaratskhelia, le natif de Bondy n’hésite pas à prêcher pour sa paroisse à un mois et demi de la cérémonie.

«J’ai toujours été vu comme l’élu, a-t-il lancé, se comparant avec son compatriote et vainqueur sortant du Ballon d’Or Ousmane Dembélé. Il a toujours été vu comme un joueur de talent. Moi, j’ai toujours été vu comme l’élu. J’ai tout de suite été au top, très tôt. Lui a eu un parcours différent, les blessures, mais il s’est bien rattrapé !»


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Ironie de l’histoire – ou lien de cause à effet – le Paris Saint-Germain a remporté deux Ligue des champions depuis son départ au Real Madrid, à l’été 2024, qui a permis à Dembélé de briller à Paris dans une position axiale. «Comme 2 + 2 font 4. Ils ont gagné, on ne peut pas le leur enlever, félicitations à eux. Ils ont construit leurs victoires. Ils ont réussi à enchaîner avec une deuxième, et ça c’est extraordinaire. Ils sont l’équipe à battre. Nous, Madrid, et toutes les autres, on va dans l’idée de détrôner celle qui a gagné deux fois», a répondu Mbappé sur le doublé parisien. Ce sont juste des cycles. J’arrête le mien avec le PSG qui en commence un en achetant cinq titulaires. Ce cycle avait déjà commencé lors de ma dernière saison. Avec (Luis) Enrique, on fait demi-finale, à un cheveu on fait finale, donc tu es à un cheveu de faire trois finales de suite. C’était juste un nouveau cycle qui continuait, c’était l’an 2.»

D’un côté, je sais que c’est fait de manière légère et que ça ne va pas aussi loin, mais cela montre que, des fois, il y a un manque de conscience politique et humaine chez les gens

Kylian Mbappé

Par ailleurs, le meilleur buteur de l’histoire de la Coupe du monde (22 buts) a été interrogé sur l’un des surnoms que lui prêtent fréquemment les réseaux sociaux (avec montage photo à l’appui) : le dictateur «Mobutu», en référence à l’ancien président de la République du Zaïre Mobutu Sese Seko. «Il y a une partie qui est drôle parce qu’on sent que, pour une partie des gens, c’est bon enfant», a souri le numéro 10 du Real.

Avant de poursuivre : «Il y a aussi une partie un peu moins drôle parce qu’on connaît les dégâts que ce genre de personnes ont faits dans l’histoire. Être comparé à des gens qui assassinent des gens, ou qui ont rendu des millions et des millions de personnes malheureuses… Je ne pense pas avoir fait ça dans ma vie ! Il y a donc un mix de choses. D’un côté, je sais que c’est fait de manière légère et que ça ne va pas aussi loin, mais cela montre que, des fois, il y a un manque de conscience politique et humaine chez les gens…»



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