Rien ne se passe jamais comme prévu, mais, pour le Rassemblement national (RN), c’est presque devenu une habitude. La rentrée 2026 en est une nouvelle preuve alors que se profile la campagne présidentielle la plus importante pour Marine Le Pen, celle de 2027, que ses proches, et elle-même, pensent pouvoir enfin remporter. Pourtant, moins de deux mois après que la justice lui a permis d’être candidate, la chef de file du camp nationaliste n’a pas le début de campagne dont elle rêvait.
Est-ce que tout le monde est sur la même ligne au sein du parti à la flamme ? Ces derniers jours, cafouillages et cacophonies ont à nouveau mis au jour des divergences de « sensibilités », des « nuances » parmi les cadres du RN. Quitte à raviver les interrogations sur la solidité du duo nationaliste : Marine Le Pen et Jordan Bardella. Tout a commencé dimanche, lors du passage de Jean-Philippe Tanguy, député RN de la Somme et bras droit de Marine Le Pen à l’Assemblée nationale, au « Grand Oral BFMTV-Le Figaro ».
Le « M. Économie » du parti nationaliste assure alors que le RN a l’intention de « combattre l’idéologie islamiste », de « sanctionner le port du voile aussi en solidarité avec toutes les femmes à travers le monde qui sont forcées à le porter et qui meurent pour avoir cette liberté ». Traduction : « S’il y a des femmes qui portent le voile alors qu’il est interdit, elles auront une amende. » Avec un argument choc : cette proposition « est soutenue par 60 % à 70 % de Françaises et de Français », fait-il valoir.
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