
Pour sa treizième édition, cette conviviale foire-boutique de dix-sept participants se distingue par son ouverture à toutes formes de dessin. « Au fil des ans, notre programmation a ainsi accueilli des œuvres vidéographiques, ainsi que des dessins d’architectes et de designers, rappelle Martine Robin, directrice et cofondatrice de l’événement.
Autour d’un comité de sélection composé de personnalités aux sensibilités artistiques très diverses, notre objectif commun est de privilégier la force du projet et la qualité des propositions, suscitant désir et curiosité, en ne négligeant pas les jeunes enseignes prometteuses sur tout le territoire national. » Les premiers prix démarrent à quelques centaines d’euros.
Une diversité de propositions
Cinq exposants figurent pour la première fois à Paréidolie. Fondée en 2025, la galerie lilloise Pauline Renard réunit deux figures majeures du dessin contemporain, Katia Bourdarel et Sylvain Ciavaldini, dans l’exposition « Résiliences », projet de réflexion sur la capacité du vivant à se réinventer. « Ils ont développé des langages distincts formant une ‘écologie du merveilleux’, comme une réponse poétique et plastique à l’érosion du monde », défend la galeriste.
La galerie Heimat (Saint-Rémy-de- Provence) présente un solo show de Steffen Kern, avec des compositions quasi cinématographiques d’où surgit une lumière. Les travaux de trois artistes accompagnent la galerie Maxime Allain, ouverte à Paris en 2025 : les grands formats aux pastels secs de lieux indéterminés de Louise Dumas, les hybridations subtiles exécutées au pigment et à la gomme arabique d’Emma Seneze et les croquis spontanés que Katerina Christidi réalise au téléphone, quand elle ne produit pas ses très immenses dessins énigmatiques au fusain.
Les toits de Marseille dans une composition monumentale
Fondée en 2024 à Genève, Mabe Gallery livre d’impressionnants travaux de Nicolas Muller, dont le père est gardien de prison. Nourri par une mémoire carcérale liée à des années passées à proximité de structures pénitentiaires, l’artiste interroge les architectures normées et les signes d’autorité, en utilisant la technique du gommage, de l’effacement et de la décoloration pour créer une tension sur la surface du papier.
Ses œuvres dialoguent avec celles d’Agnès Bourély qui explore elle aussi une forme d’instabilité à travers des trames et des maillages colorés. Enfin, la galerie autrichienne Christine König met à l’honneur le Bosnien Radenko Milak avec une composition monumentale d’environ 25 dessins représentant les toits de Marseille.
Paréidolie 2026 – Salon international du dessin contemporain
Du 28 août 2026 au 30 août 2026
Château de Servières • 19 Boulevard Boisson • 13004 Marseille
chateaudeservieres.org
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