DÉCRYPTAGE – Après la canicule et les incendies, le leader Insoumis entend plus que jamais faire de l’écologie un pilier de son discours. À huit mois de la présidentielle, alors que la gauche demeure très fragmentée, l’enjeu est aussi électoral.
Longtemps chevillé à ses idéaux marxistes, Jean-Luc Mélenchon n’a pas toujours été un écologiste convaincu. Dans ses jeunes années, le tribun n’avait, de son propre aveu, qu’une « sensibilité un peu superficielle » et « purement environnementale » sur le gâchis ou encore la pollution. « Mais ça n’allait pas au-delà », confiait-il en 2012, au moment de sa première campagne présidentielle. Quatorze ans plus tard, le désormais quadruple candidat a achevé sa conversion aux préceptes de l’écologie radicale et décroissante, enterrant la culture productiviste qui a forgé sa génération.
En témoignent les multiples tables rondes consacrées aux enjeux climatiques, programmées tout le week-end aux Amfis, les universités d’été de La France insoumise, au bord du lac de Châteauneuf-sur-Isère (Drôme). De la planification écologique à la protection des espaces maritimes, en passant par la défense d’une écologie « décoloniale »… Puis, surtout, un « temps fort » avec Cyrielle Chatelain
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