Les États-Unis annoncent une nouvelle salve de sanctions contre Cuba et maintiennent leur pression maximale sur l’île


Ces entités, principalement dans les secteurs minier et métallurgique, «soutiennent l’appareil répressif du régime en exerçant un contrôle sur des secteurs économiques clés», a indiqué le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, dans un communiqué.

Les États-Unis ont annoncé jeudi une nouvelle salve de sanctions contre Cuba, visant notamment neuf entités dont le ministère de la Construction, et maintiennent leur pression maximale sur l’île communiste dont l’économie est aux abois. Ces entités, principalement dans les secteurs minier et métallurgique, «soutiennent l’appareil répressif du régime en exerçant un contrôle sur des secteurs économiques clés», a indiqué le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, dans un communiqué.

Il a par ailleurs annoncé d’autres sanctions visant les dirigeants de l’Institut cubain d’amitié avec les peuples (ICAP), que Washington considère comme étant sous le contrôle du gouvernement cubain. Washington accuse Cuba de financer, notamment à travers cet Institut, «un vaste réseau aux États-Unis visant à identifier, recruter et radicaliser des éléments subversifs opérant principalement sous le prétexte d’échanges éducatifs ou culturels».


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Depuis janvier, les États-Unis imposent un blocus pétrolier de facto à l’île

Marco Rubio a relevé qu’il y a quelques jours, «le régime (cubain) a tenté de profiter du centième anniversaire de Fidel Castro  (…) pour redynamiser ce réseau subversif, en acheminant à La Havane  une nouvelle brigade de sympathisants internationaux afin qu’ils nouent des contacts avec des responsables du régime». Le secrétaire d’État américain, dont les parents sont d’origine cubaine, est considéré comme le principal artisan de la politique de pression maximale exercée par Donald Trump sur le gouvernement cubain.

Washington livre dans le même temps une bataille idéologique, fustigeant le communisme et le soutien présumé de La Havane à des mouvements extrémistes de gauche, y compris aux États-Unis. Depuis janvier, les États-Unis imposent un blocus pétrolier de facto à l’île de 9,4 millions d’habitants, ce qui a aggravé la crise énergétique déjà existante et provoque régulièrement de longues coupures de courant.

Le gouvernement américain a également imposé une série de sanctions drastiques, visant en particulier Gaesa, le conglomérat contrôlé par les militaires et fondé par Raul Castro en 1995, qui est une cible centrale de la politique américaine envers Cuba. Donald Trump estime que l’île, située à environ 150 kilomètres des côtes de Floride, représente «une menace extraordinaire» pour la sécurité nationale des États-Unis. Il a plusieurs fois menacé d’en «prendre le contrôle».



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