«Les taux auxquels emprunte la France atteignent de tristes records depuis la crise financière de 2008», a souligné sur X la patronne du RN, au lendemain d’une nouvelle flambée de la dette souveraine.
La candidate du Rassemblement national à la présidentielle, Marine Le Pen, s’est alarmée mercredi des «taux records» de la dette française, au plus haut depuis près de vingt ans, et a promis de «nettoyer les écuries d’Augias» des finances publiques si elle est élue à l’Élysée.
«Les taux auxquels emprunte la France atteignent de tristes records depuis la crise financière de 2008», a souligné sur X la patronne du RN, au lendemain d’une nouvelle flambée de la dette souveraine, dont le taux de référence à dix ans a atteint 4,10% sur fond de hausse généralisée du coût des emprunts des États.
Mme Le Pen y voit pour sa part «le bilan implacable de dix ans de macronisme» et pointe en particulier la responsabilité du chef de l’État et de son ex-Premier ministre Édouard Philippe, lui aussi candidat déclaré à l’Élysée, tous deux accusés d’avoir fait «des chèques sans provision dont il faut désormais payer les conséquences».
«La dette, c’est pas virtuel»
«Il est grand temps de nettoyer les écuries d’Augias que sont devenus les comptes de la nation!», ajoute la cheffe de file du camp nationaliste, qui se targue de disposer «du courage et de la détermination» pour mener à bien cette tâche. Autre candidat déclaré à l’Élysée, mais beaucoup plus bas dans les sondages, David Lisnard a relevé sur X que cette année «les intérêts de la dette coûteront plus cher aux Français que le budget de l’Éducation nationale».
Le prétendant de droite libérale (sous les couleurs de son parti Nouvelle Énergie) prône «un vrai plan d’intervention» pour «revoir totalement le modèle de l’État providence», mais aussi «gérer l’État en mode projet, comme on le fait dans une entreprise».
Car, insiste-t-il, «la dette, c’est pas virtuel» et on ne peut pas «la renouveler sans conséquence». Une allusion indirecte au discours de Jean-Luc Mélenchon, qui suggère d’annuler la part de dette détenue par la Banque de France, que l’on pourrait selon lui «foutre au feu» car «personne ne s’apercevra jamais que ça a disparu».
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