Chaque année, de grands massifs forestiers américains sont victimes de la défoliation. Plus de 300 essences d’arbres différentes, dont les chênes, sont gravement atteintes. À l’origine de cette catastrophe, les expériences malheureuses d’un entomologiste amateur venu de France.
Le ministère de l’Agriculture des États-Unis n’en peut plus. Chaque année, le même problème revient : la défoliation de millions d’hectares de forêts. Ce phénomène, caractérisé par une disparition des feuilles, s’il se reproduit plusieurs étés consécutifs, est susceptible d’entraîner un dépérissement du houppier et à terme, la mort des arbres. Cela dépend des espèces. Au total, environ 300 essences différentes sont touchées. Celles qui n’en meurent pas sont cependant plus vulnérables face aux maladies et à la sécheresse.
Les arbres à grandes feuilles et les conifères sont les plus touchés. Les chênes, les bouleaux, les peupliers, les saules, les aulnes sont particulièrement concernés par la défoliation. Mais aussi les fruitiers communs tels que les pommiers et les cerisiers. Les conifères ne sont pas plus protégés, hélas, notamment les magnifiques épicéas bleus du Colorado (Picea pungens). Au Canada, le gouvernement est très sensible à l’impact de ce fléau sur la pruche (Tsuga canadensis
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