ANALYSE – L’afflux de migrants à Ceuta s’explique par la volonté du Maroc de déstabiliser l’Espagne, analyse l’ancien ministre qui y voit un avertissement pour l’Europe toute entière.
Des images tirées tout droit du Camp des Saints, le roman tant décrié de Jean Raspail (1925–2020). Comme dans ce livre honni des bons esprits, paru il y a 53 ans (!), 60.000 jeunes hommes, souvent des adolescents, pieds nus, vêtus pour beaucoup d’un simple maillot de bain, ont en quelques heures à peine, littéralement submergé la petite localité espagnole de Ceuta (83.000 habitants), à l’est de Tanger.
Les images de ces jeunes courant en tous sens, hurlant leur bonheur d’avoir atteint «l’Europe» tant fantasmée, ont immédiatement provoqué un véritable vent de panique dans l’Europe entière. À Madrid, un Pedro Sanchez crispé, oubliant sa légendaire assurance, annonçait gravement que l’Espagne faisait face à «une attaque, une violation de son intégrité territoriale». Dans toute l’Europe, la même peur était perceptible partout : en Finlande, au Danemark comme en Italie, on exigeait que l’Espagne soit immédiatement exclue des accords Schengen. À Berlin, le Chancelier Merz, prenant le ton…
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