«De nombreux points chauds» persistent et «on attend la levée du vent, notamment du mistral, dans l’après-midi», qui en fera «une zone vraiment à très haut risque, entre 16 heures et 22 heures», a déclaré le ministre de l’Intérieur.
La zone du Var où s’est déclaré un nouveau feu vendredi après-midi est considérée à «très haut risque» samedi de 16 heures à 22 heures, a indiqué le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez.
«De nombreux points chauds» persistent et «on attend la levée du vent, notamment du mistral, dans l’après-midi», qui en fera «une zone vraiment à très haut risque, entre 16H00 et 22H00», a-t-il déclaré lors d’un point presse à Paris, après un point de situation sur les incendies au Centre opérationnel de gestion interministérielle des crises (Cogic).
Le nouvel incendie qui touche le Var a parcouru environ 1250 hectares. Selon Laurent Nuñez, les «1500 renforts de sapeurs-pompiers» qui ont été déployés dans la zone «ont pu ceinturer un certain nombre de communes», dont Montfort-sur-Argens et Correns. Ils ont été épaulés vendredi par «une intense activité aérienne», a-t-il ajouté.
Ces appuis aériens vont être renforcés samedi: quatre Canadair, cinq hélicoptères bombardiers d’eau et deux avions Dash «vont opérer sur ce secteur», a énuméré le ministre.
Actuellement, a-t-il précisé, 65 colonnes de renforts sont déployées sur tout le territoire pour soutenir les services de secours et d’incendie, comprenant chacune en moyenne une soixantaine de personnes – sapeurs-pompiers (professionnels et volontaires) et/ou sapeurs-sauveteurs de la Sécurité civile – et une vingtaine de véhicules.
Des renforts étrangers sont aussi mis à disposition dans le cadre du mécanisme de protection civile de l’Union européenne, activé le 24 juillet par Emmanuel Macron. Outre un bombardier d’eau slovaque et un tchèque, sont également mobilisés des effectifs roumains, a poursuivi le ministre de l’Intérieur.
Avec 119.000 hectares parcourus sur tout le territoire depuis janvier, l’année 2026 bat déjà le record de surfaces brûlées en France en 20 ans de mesures satellitaires, selon le système européen de surveillance des feux (Effis).
Les forêts s’enflamment d’autant plus facilement que la végétation et les sols sont très secs depuis des mois, un phénomène accentué par les récentes canicules exceptionnelles.
Selon une étude publiée jeudi par des climatologues du groupe World Weather Attribution, le changement climatique provoqué par les activités humaines rend la sécheresse actuelle plus sévère.
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