Ces deux individus, dont un mineur de 15 ans, ont été déférés au parquet de Toulon à l’issue de leur garde à vue ce lundi. Ils sont suspectés d’être à l’origine de plusieurs incendies volontaires à Cuers et à Ollioules en juillet.
Deux individus suspectés d’être à l’origine de plusieurs incendies dans le Var viennent d’être déférés au parquet de Toulon ce lundi 27 juillet, indique le procureur de la République, Raphaël Balland, dans un communiqué.
Selon le magistrat, ces individus sont soupçonnés d’avoir mis le feu et incendié plusieurs centaines de mètres carrés de végétation, entraînant à chaque fois l’intervention des pompiers et de nombreux moyens pour éteindre les flammes. Le premier, un mineur âgé de 15 ans, avait été interpellé et placé en garde à vue le 25 juillet dernier par les gendarmes.
L’adolescent est suspecté d’avoir déclenché plusieurs incendies près de son domicile de Cuers, les 10 et 11 juillet. Toujours d’après le procureur, environ 600 mètres carrés de végétation avaient brûlé et deux hélicoptères bombardiers d’eau avaient été mobilisés pour éteindre les flammes. Arrêté par les gendarmes de la communauté de brigades de Pierrefeu-du-Var, issus de la compagnie d’Hyères, le mineur a indiqué avoir provoqué le premier incendie «avec une cigarette mal éteinte».
Un mineur «à la personnalité fragile»
L’adolescent a tout de même reconnu avoir déclenché le second incendie en mettant le feu à des épines de pins au moyen d’un briquet. Doté d’une «personnalité fragile», il a été présenté à un juge des enfants ce lundi après-midi et devrait être jugé par le tribunal pour enfants de Toulon le 22 octobre prochain. Dans l’attente de cette audience, il sera suivi par la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) dans le cadre d’une mesure éducative judiciaire. Il fera en outre l’objet de soins médicaux dans ce cadre.
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Le second pyromane présumé, lui majeur, a été interpellé et placé en garde à vue le 25 juillet. Cette fois, ce sont les agents du commissariat de police de Toulon qui ont pris en charge le suspect, arrêté par des policiers de la brigade anti-criminalité alors qu’il venait de mettre le feu à de la végétation située en bord de route au niveau d’un supermarché d’Ollioules.
Cet homme de 39 ans, déjà condamné à trois reprises par la justice dans d’autres dossiers, avait été refoulé par le vigile du supermarché en raison de son ivresse manifeste. Devant les policiers, il a affirmé que la mise à feu de la végétation était «accidentelle» : il aurait tenté d’allumer une cigarette et son briquet se serait «bloqué». L’incendie a heureusement été rapidement pris en charge par les pompiers et 40 mètres carrés de végétation ont été brûlés.
De lourdes peines en cas d’incendie volontaire
L’homme, qui n’est pas atteint d’altération de son discernement selon un psychiatre l’ayant examiné, sera jugé en comparution immédiate ce mercredi 29 juillet après-midi pour «destruction volontaire par incendie». Il a été placé en détention provisoire dans l’attente de l’audience.
«D’une manière générale, le procureur de la République près le tribunal judiciaire de Toulon rappelle qu’il fera systématiquement et immédiatement déférer devant les juges toute personne qui aurait intentionnellement mis le feu à la végétation, dans une période où tout départ d’incendie peut avoir des conséquences tragiques», indique Raphaël Balland dans son communiqué, rappelant que la loi prévoit de lourdes peines pour les personnes à l’origine d’incendies volontaires.
«En cas d’incendie volontaire, dans des conditions de nature à exposer les personnes à un dommage corporel ou à créer un dommage irréversible à l’environnement : 15 ans de réclusion criminelle et 150.000 € d’amende. Les peines sont portées à 20 ans de réclusion criminelle en cas de blessures ayant entraîné une incapacité totale de travail pendant moins de huit jours ; et 30 ans de réclusion criminelle en cas d’incapacité de travail supérieure à huit jours ; et la perpétuité en cas de décès», précise le magistrat.
«En cas d’incendie involontaire, la peine maximale est de deux ans d’emprisonnement et 30.000 € d’amende ; les peines sont portées à 3 ans d’emprisonnement et 45.000 € d’amende en cas de violation délibérée d’une obligation de sécurité comme faire un barbecue dans une zone interdite, avec là encore des peines qui s’aggravent en cas de blessure», rappelle-t-il.
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