Elle avait chanté La Parisienne en 1976, et remporté un disque d’or l’année suivante. La chanteuse, compositrice et pianiste originaire de l’Oise, s’est éteinte à l’âge de 80 ans.
Pour ses adieux en mai 2026, elle avait choisi l’écran intimiste du Théâtre de Passy à Paris. Devant ses amis Michel Fau, Eva Darlan, Anny Duperey et un public conquis, son récital avait été un délice. «Je vais profiter de chaque seconde de note de musique», avait-elle d’emblée annoncé. Seule avec son piano noir, juste éclairée par les lumières de Jacques Rouveyrollis, Marie-Paule Belle avait tricoté un tour de chant impeccable. Des titres fins et poétiques comme Pays natal, La Petite écriture grise et Loin. Des paroles féministes sur Wolfgang et moi. Entre deux chansons sérieuses, elle prenait des airs d’Annie Cordy, sautillait sur son siège et faisait éclater de rire la salle avec Nosferatu et J’ai la Clef. En final, sa version endiablée de son tube La Parisienne avait évidemment fait un malheur. «Tirer sa révérence doit être une fête», avait-elle décidé. Peu de temps avant, elle avait mis en vente pour 45 000 euros chez Dp, son sublime Steinway &Sons modèle 0 de 1906. Un piano sur lequel…
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