La Chine désapprouve la nationalisation du sidérurgiste British Steel et réclame une compensation


Le groupe chinois Jingye – qui avait racheté l’aciérie en 2020 – exige maintenant une compensation intégrale pour les pertes liées aux investissements effectués.

La Chine «s’oppose fermement» à la nationalisation du sidérurgiste British Steel décidée par le gouvernement britannique, a-t-elle fait savoir ce vendredi 17 juillet, exhortant le Royaume-Uni à «respecter les règles internationales». Le groupe chinois Jingye avait racheté British Steel en 2020. Londres avait déjà pris, de fait, le contrôle de l’entreprise en avril 2025 pour éviter la fermeture des deux derniers hauts fourneaux au charbon du pays, à Scunthorpe dans le nord de l’Angleterre.

Le Royaume-Uni avait confirmé en mai dernier son intention de la nationaliser, au nom de la «sécurité nationale». La décision a finalement reçu mercredi l’assentiment royal, dernière étape du processus législatif au Royaume-Uni. Cette mesure «garantit l’avenir de la production d’acier au Royaume-Uni, protège des emplois qualifiés et préserve une capacité nationale vitale», a affirmé le premier ministre sortant Keir Starmer.


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«Fort mécontentement» en Chine

Le ministère chinois du Commerce a réagi, exprimant son «fort mécontentement» dans un communiqué, et accusant Londres de prendre de force le contrôle de British Steel «sous le prétexte de la sécurité nationale». «La Chine exhorte le gouvernement à respecter les règles internationales» et à «traiter de manière juste et équitable les entreprises à capitaux chinois présentes au Royaume-Uni», ajoute le communiqué.

Le groupe chinois Jingye exige maintenant une compensation intégrale de la part du gouvernement britannique pour les pertes liées aux investissements effectués avant que Londres ne reprenne le contrôle de l’aciérie.



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