Revenue de nulle part à Atlanta, l’Albiceleste retrouvera l’Espagne en finale dimanche, après sa victoire face à l’Angleterre (2-1).
Increvables. Inépuisables. Miraculés. Comme face à l’Égypte en huitièmes de finale, et comme presque la moitié du temps dans ce Mondial 2026, l’Argentine est encore revenue de nulle part pour renverser l’Angleterre, en demi-finale ce mercredi à Atlanta (2-1). Une nouvelle remontada de légende, encore et toujours orchestrée par son guide Lionel Messi, pour rejoindre l’Espagne dans une finale inédite de Coupe du monde, ce dimanche à New York (21h). Quatre ans après leur sacre inoubliable face aux Bleus à Doha, les Argentins retrouveront la grande scène et y brigueront un doublé inédit depuis le Brésil en (1958-1962).
C’était précisément d’histoire qu’il était aussi question pour l’Angleterre, qui rêvait d’une deuxième finale de Coupe du monde, soixante ans après son seul et unique sacre, à la maison en 1966. Mais la malédiction va se poursuivre pour les maudits Three Lions, qui retrouveront l’équipe de France, samedi à Miami (23h), pour une petite finale qui n’excitera probablement pas grand monde dans les deux camps.
Et si la gueule de bois des Bleus, impuissants face à l’Espagne mardi (0-2), aura peut-être été atténuée avec le temps, celle des Anglais, quelques jours après un scénario qui raconte plus un effondrement qu’une impuissance, pourrait laisser des traces durables. Pour Thomas Tuchel au premier chef, dont le coaching devrait faire la Une des journaux outre-Manche pendant la semaine. Car le technicien allemand avait fait le pari de bétonner derrière dans les 20 dernières minutes, perdant alors toute forme de maîtrise, à l’heure où l’Angleterre menait 1-0. Un avantage acquis grâce au premier but au Mondial d’Anthony Gordon, survenu au deuxième poteau pour ouvrir le score (55e).
Messi, le centre puis les larmes
Un premier but qui confirmait un emballement, celui de la deuxième mi-temps, après une première période historiquement pauvre en occasions (0 tir cadré), où l’on était plus proche de la bataille rangée que du feu d’artifice. Mais cette demi-finale, escorté par le conflit historique des Malouines, sentait nettement plus le souffre que la première, des hymnes jusqu’à la pelouse, et a fini par basculer dans l’irrationnel dans sa dernière demi-heure.
L’Angleterre ne faisait que reculer, Jordan Pickford rejouait l’arrêt de Gordon Banks devant Pelé (69e) avant d’être sauvé par son poteau (75e) avant d’être impuissant sur un coup de canon d’Enzo Fernandez (86e), trouvé en retrait par Messi. Habité par son désir d’éternité aux Etats-Unis, le capitaine de l’Albiceleste s’arrachait pour offrir un centre parfait, du pied droit, pour l’entrant Lautaro Martinez (90e+3), avant de finir en larmes, encore une fois, au coup de sifflet final. Les Anglais voulaient le «mettre au lit», il a fini par marcher sur les traces de Maradona pour les réduire au silence et écrire un peu plus la légende. La sienne.
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