Louis Aliot peut rester maire de Perpignan et envisage un pourvoi en cassation


L’édile des Pyrénées-Orientales, qui craignait une peine d’inéligibilité dans l’affaire des assistants parlementaires du FN, vient d’y échapper. Dans un communiqué, il exprime aussi sa solidarité à l’égard de Marine Le Pen.

Un autre sort se jouait mardi après-midi, au-delà de celui de Marine Le Pen : celui de Louis Aliot. Le maire de Perpignan (Pyrénées-Orientales) faisait partie des 24 prévenus, avec le parti, dans «l’affaire des assistants parlementaires du FN». L’élu de la plus grande ville de France dirigée par le RN a été condamné mardi à un an de prison et deux ans d’inéligibilité, le tout avec sursis, ainsi qu’à 5 000 euros d’amende. Cette peine prononcée par la Cour d’appel lui permet de se maintenir à la tête de sa mairie, où il a été réélu dès le premier tour en mars dernier.

Le vice-président du Rassemblement national (RN) a toutefois annoncé dans un communiqué publié sur le site de sa mairie «envisager un pourvoi en cassation». S’il fait le constat d’un «jugement plus clément et qui tranche considérablement avec l’extrême sévérité de la condamnation prononcée à (son) encontre lors du procès en première instance», la condamnation reste «encore trop sévère» pour le nationaliste. En mars 2025, il avait écopé de dix-huit mois de prison, dont six mois ferme à effectuer sous bracelet électronique, à 8 000 euros d’amende et à trois ans d’inéligibilité, sans exécution provisoire.


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«Trop forte injustice»

Mais comme les 11 autres prévenus, l’élu avait fait appel en février dernier. Ce qui lui a valu des réquisitions légèrement moins lourdes que celles prononcées en première instance. Le parquet avait alors requis une peine de 18 mois avec sursis, 8 000 euros d’amende et trois ans d’inéligibilité, sans exécution provisoire.

L’ancien compagnon de Marine Le Pen est accusé d’avoir embauché un assistant parlementaire européen, Laurent Salles (décédé depuis), entre le 1er juillet 2014 et le 28 février 2015, dont les activités servaient en réalité celles du parti nationaliste. Selon l’enquête, aucun élément n’a permis de prouver le travail de cet assistant pour le Parlement européen, hormis un SMS entre les deux hommes. Louis Aliot a toujours contesté ces accusations.

Dans ce même communiqué adressé aux Perpignanais, l’élu, aussi président de la métropole, dénonce une «trop forte injustice, compte tenu de l’absence de tout enrichissement personnel reproché dans cette affaire». Et en profite pour apporter son soutien à Marine Le Pen, condamnée elle à trois ans de prison, dont un an sous bracelet électronique. «Je veux exprimer toute ma solidarité envers mes camarades mis en cause dans cette affaire et, en tout premier lieu, à Marine Le Pen. Nous continuerons à défendre nos idées, nos valeurs au service du pays et de nos concitoyens», écrit l’édile nationaliste.



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