Gabriel Attal veut poursuivre un rassemblement droite-gauche autour d’un projet «libéral» et «intransigeant»


«J’entends beaucoup de gens dire “il faut l’union de la droite et du centre”, mais ce n’est pas suffisant», a-t-il argué, en allusion à son rival du bloc central, le candidat Horizons Édouard Philippe.

L’union de la droite et du centre, «ce n’est pas suffisant» pour gagner l’élection présidentielle, a estimé, lundi, le candidat Renaissance Gabriel Attal. L’ancien premier ministre entend «faire travailler ensemble des personnes qui viennent de la gauche et de la droite» autour d’un projet «libéral» et «intransigeant» sur les questions régaliennes, a-t-il détaillé sur LCI.

«J’entends beaucoup de gens dire “il faut l’union de la droite et du centre”, mais ce n’est pas suffisant», a-t-il argué, en allusion à son rival du bloc central, le candidat Horizons Édouard Philippe. «Je suis le seul qui assume que les défis du pays sont tels qu’on doit faire travailler ensemble des personnes qui viennent de la gauche et de la droite», a poursuivi le trentenaire. C’est possible autour d’un «projet libéral pour la compétitivité de nos entreprises, (…) intransigeant vis-à-vis de la défense des valeurs de la République, des questions de sécurité, d’autorité», a-t-il encore développé.


Passer la publicité

«La gauche représentait bien les libertés sociétales et les libertés individuelles»

«Moi, je viens de la gauche (…). J’ai commencé au Parti socialiste» avec «une valeur qui est pour moi la plus importante de toutes» : «la liberté», a expliqué l’ancien conseiller de la ministre socialiste (PS), Marisol Touraine, élu député sous la bannière macroniste en 2017. «Quand je me suis engagé en politique, la droite représentait bien les libertés économiques, le libéralisme économique, mais très mal les libertés individuelles et sociétales, l’égalité entre les femmes et les hommes, les droits LGBT. Et la gauche représentait bien les libertés sociétales et les libertés individuelles sur l’égalité femmes-hommes, sur les droits LGBT, etc, mais très mal les libertés économiques parce que globalement, elle proposait de tout taxer. Donc j’étais quelque part un peu sur ma faim», a-t-il ajouté.

L’élu des Hauts-de-Seine s’est également dit «très clair dans mon engagement pro-européen» et «très clair sur un côté progressiste, pour le progrès social et pour le progrès climatique». S’il a défendu des mesures de la décennie Macron, il a une nouvelle fois jugé qu’«en matière de sécurité, de justice, d’immigration, il ne (pouvait) pas y avoir de “en même temps”, il faut assumer une ligne beaucoup plus claire et beaucoup plus ferme», a-t-il dit.

Gabriel Attal s’est néanmoins opposé à la création de centres de rétention pour migrants hors Union européenne, en phase d’adoption au plan européen. «Les hub, c’est une manière un peu chic de dire des camps. (…) Qui a testé ces camps déjà? Le Royaume-Uni avec le Rwanda et l’Italie avec l’Albanie. Est-ce que ça a fonctionné? (…) Ce qu’on a plutôt vu, c’est que ça coûtait un demi-million d’euros par personne migrante (…) et que ça ne fonctionnait pas», a-t-il jugé.



Source link

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


2 + 8 =