Le sort du Liban au cœur des pourparlers en Suisse


DÉCRYPTAGE – Les négociateurs iraniens exigent qu’Israël se retire du sud du pays, sous peine de s’opposer à la reprise du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz.

Alors que l’Iran dit avoir refermé le détroit d’Ormuz pour que Donald Trump retienne la main de Benyamin Netanyahou au Liban, l’accord-cadre auquel Américains et Iraniens sont parvenus en fin de semaine place paradoxalement les autorités libanaises en position délicate. « C’était ce qu’on craignait, confie un diplomate occidental à Beyrouth, car cet accord ne va pas faciliter la question du désarmement du Hezbollah, réclamé par le gouvernement libanais. »

Fragile, puisqu’il a déjà été rompu vendredi, entraînant la mort de dizaines de Libanais et de cinq soldats israéliens, avant d’être réinstauré samedi, « le cessez-le-feu (entre le Hezbollah et Tsahal, NDLR) a été obtenu grâce à l’Iran et ses négociations avec les États-Unis, il faut le reconnaître », constate Khaldoun al-Sharif, ancien conseiller politique de l’ex-premier ministre Najib Mikati. « Le 2 mars, lorsque la guerre américano-israélienne a démarré, la majorité des Libanais, qui sont contre le Hezbollah, pensait que dans…

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