Boualem Sansal au meeting de Retailleau, l’écrivain votera «très probablement» pour lui


Boualem Sansal s’est exprimé devant les plus de 4000 personnes présentes au premier meeting de campagne de Bruno Retailleau, candidat LR à la présidentielle, et lui a apporté son soutien.

Libéré en novembre d’Algérie après près d’un an de détention, l’écrivain Boualem Sansal était présent samedi au premier meeting de campagne de Bruno Retailleau, candidat LR à la présidentielle, auquel il a apporté son soutien la veille en annonçant qu’il voterait «très probablement» pour lui.

L’écrivain franco-algérien a pris place au premier rang sous les acclamations, a constaté un journaliste de l’AFP. Il s’est ensuite exprimé à la tribune devant les plus de 4000 personnes attendues au Parc floral de Paris.


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«C’est mon ami, je l’aime beaucoup»

Quand j’étais incarcéré, «il y a un nom qui est entré en prison, qui est devenu immédiatement célèbre. Il est devenu même le héros de la prison où j’étais et de toutes les prisons algériennes. Il s’appelait Bruno Retailleau (…), il combattait le régime» algérien, a-t-il relaté.

Boualem Sansal «est plus qu’un symbole puisqu’il est devenu une légende», a réagi quelques minutes plus tard Bruno Retailleau qui avait prôné, lorsqu’il était ministre de l’Intérieur, la mise en place d’un «rapport de force» avec Alger pour obtenir sa libération.

Vendredi sur LCI, l’écrivain a apporté son soutien au candidat des Républicains dont il vante les mérites: «très probablement, je voterai pour Bruno Retailleau», a-t-il affirmé. «C’est mon ami, je l’aime beaucoup. Il n’a aucune méchanceté. Il n’a pas le sens du complot».

La présence de l’auteur de «La Légende», livre paru début juin chez Grasset, maison d’édition appartenant au milliardaire conservateur Vincent Bolloré, devrait permettre à Bruno Retailleau de prendre une fois de plus ses distances avec la macronie et rappeler qu’il n’était pas parvenu à convaincre le chef de l’État de hausser le ton avec l’Algérie. Lorsqu’il était à Beauvau, le Vendéen s’en était pris frontalement au régime algérien pour son refus de libérer l’écrivain, présenté comme un symbole de la liberté d’expression en Algérie, et de reprendre ses citoyens sous OQTF (obligation de quitter le territoire français).



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