la croisière «assurément inhabituelle» de retraités anglais qui ont vu une frégate russe ouvrir le feu dans la Manche


RÉCIT – Invoquant une «trajectoire dangereuse», l’Amiral Grigorovitch a tiré «quatre ou cinq coups» de sommation en direction d’un voilier anglais, le Bright Future, mardi. Alan et Jane Kelvey s’en sont sortis avec une belle frayeur. Londres évoque un simple «incident nautique», qui illustre en même temps un «monde profondément dangereux».

Il est quatre heures du matin quand Alan et Jane Kelvey, paisibles retraités anglais de 70 et 68 ans, montent à bord de leur petit voilier de 12 mètres, le Bright Future, amarré dans la ville côtière de Lymington, dans le Hampshire, en face de l’île de Wight. Ils ne savent pas encore, malgré le brouillard qui s’étend déjà sur la Manche, que leur avenir, à court terme, n’est pas si brillant que ce que suggère le nom de leur joli bateau blanc, restauré en 2024 après qu’ils l’ont déniché à l’abandon le long d’une rivière, la Medway, à l’ombre du château médiéval d’Upnor. Était-ce un sombre présage voire un mauvais coup du sort puisque ce fort élisabéthain était jadis doté d’une artillerie chargée de protéger les navires de la Royal Navy ?

Ce mardi 16 juin dans la matinée, à l’exception de la météo maussade, rien ne pouvait encore assombrir les pensées des Kelvey qui se glissent hors de l’étroit bras de mer entre l’île de Grande-Bretagne et la petite île de Wight, avant de s’engager dans…

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