Donald Trump accepterait d’aider l’Ukraine en échange d’une aide européenne pour le déminage du détroit d’Ormuz


La présence potentielle de mines iraniennes dans le passage n’est pas vraiment favorable à une reprise rapide du commerce maritime, comme le souhaite Donald Trump.

Alors qu’il avait écarté le dossier ces derniers mois, Donald Trump semble s’intéresser de nouveau à la guerre en Ukraine. Lors du sommet du G7, le président américain qui s’est entretenu avec Volodymyr Zelensky et six autres dirigeants européens, s’est dit prêt à rétablir les sanctions contre le pétrole russe. Il a également félicité le président ukrainien pour «la performance» de son armée sur le terrain, évoquant «une dynamique» actuelle favorable à l’Ukraine.

Toutefois, ce soutien renouvelé à l’Ukraine, en conflit avec la Russie depuis 2022, aurait été négocié en échange d’une aide des Européens à déminer le détroit d’Ormuz. Selon deux diplomates ayant assisté aux échanges – cités par Politico  -, Donald Trump aurait fait pression sur ses homologues pour qu’ils soutiennent l’accord avec l’Iran et offrent leur aide dans le déminage. Selon l’un des diplomates, les dirigeants du G7 attendaient, de leur côté, «qu’il fasse des concessions sur l’Ukraine».


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En conférence de presse, face aux journalistes, Donald Trump a pourtant minimisé l’importance de l’aide européenne. «Je ne pense pas que nous aurons besoin de beaucoup d’aide», a-t-il déclaré, concédant tout de même que ce ne serait pas «une mauvaise idée d’avoir un navire ou deux de quelques pays». Il a reconnu à demi-mot, dans son style habituel, l’intérêt que pourrait représenter une contribution extérieure.

Deux bâtiments chasseurs de mines positionnés près du détroit d’Ormuz

De son côté, Emmanuel Macron a déclaré que le déploiement de navires démineurs devait être «demandé et souhaité par les États-Unis, puis par l’Iran et Oman, les parties concernées par l’accord». La partie n’est donc pas encore jouée puisqu’il faut encore que l’Iran donne son feu vert. En prévision toutefois, deux bâtiments chasseurs de mines français, la Lyre et l’Andromède, sont positionnés entre le golfe d’Aden et le mer d’Arabie, près du détroit d’Ormuz. Ils sont «prêts à se rendre sur la zone», a indiqué la ministre des Armées, Catherine Vautrin, ce mardi 16 juin.

Maintenant qu’un protocole d’accord a été convenu entre les États-Unis et l’Iran, devant être signé ce vendredi, le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz a vocation à retrouver son niveau d’avant-guerre. «Navires du monde entier, mettez les moteurs en marche. Que le pétrole coule à flots !», s’était enthousiasmé Donald Trump dimanche, sur son réseau Truth Social. Mais le retour des navires pétroliers pourrait prendre un peu de temps, la présence potentielle de mines n’étant pas pour rassurer les armateurs et leurs assureurs.



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