[TEST] Yoshi and the Mysterious Book


Conditions de test : effectué à partir d’un code review Switch 2, seule console à pouvoir encore survivre sous la chaleur intensive. Mais avec modération.

Hé bien moi, j’aime beaucoup les jeux Yoshi. Je ne suis pas le seul mais je ne fais pas non plus partie de la masse qui se contente tout simplement d’ignorer les aventures du dinosaure vert à la langue bien pendue, peut-être parce qu’il y a suffisamment de platformer à bouffer chez Nintendo (et c’est vrai) peut-être aussi parce que dans son style « lent mais plein de secrets », il y a également mieux autant dans le chill (Kirby) que le défi (les deux Donkey Kong de Retro). Mais c’est toujours des petites expériences sympathiques qui ont le mérite de vouloir souvent se différencier un peu dans leur patte esthétique, surtout sur Wii U avec le laineux Wooly World. Donc l’annonce d’un nouveau jeu ne peut que faire plaisir pour se reposer l’esprit, surtout quand ça crame dehors, mais avec The Mysterious Book, il y avait un doute, un je ne sais quoi pas bien clair dans la communication qui laissait craindre que cette fois, ça n’allait pas du tout être pareil. Et effectivement…

Bon déjà bonne surprise : c’est quand même vachement beau sur le plan esthétique. Un pur style visuel autant dans les animations que le rendu qui mixe de la 3D et un superbe aspect crayonné forcément en adéquation avec le contexte (chez les platformer Nintendo, on parle plus souvent de contexte que de scénario), brillant et parvenant surtout à offrir une vraie identité là où, on peut le reconnaître aujourd’hui, Crafted World pouvait presque se faire passer pour un spin-off de Paper Mario. Bien sûr, ça n’exploite aucunement la puissance de la machine, mais c’est mignon, les bruitages sont rigolos, les musiques sont agréables et en bref, la forme va parfaitement bien avec ce que l’on a l’habitude d’attendre d’un jeu Yoshi. Mais c’est sur le fond que Nintendo va créer la surprise, aussi bonne que mauvaise selon vos goûts.

Car quel que soit votre avis sur la question, si vous y jouez, personne ne pourra nier que Yoshi and the Mysterious Book est de loin l’épisode le plus inventif de la sous-franchise. Un peu à l’instar d’un Mario 3D World ou d’un Mario Galaxy 2, chaque niveau est l’objet de nouvelles idées, un peu comme si chez Good Feel, on s’était réuni un beau matin autour d’une table, avec au bout un grand tableau représentant l’intégralité des bestioles que l’on a l’habitude de rencontrer dans les différents jeux. « Donc vous me prenez chacun une créature, et au lieu de devoir lui sauter sur la tronche, vous me trouvez une idée coopérative de gameplay avec. Et interdit de copier les uns sur les autres ! » Résultat, un nouveau jeu made in Nintendo façon Kinder Surprise où on ne sait jamais ce qui nous attend au stage suivant, et si tout n’est pas forcément très réussi, et surtout très précis selon les situations, l’objectif est parfaitement atteint et prouve qu’il y a un vrai travail de fond au-delà de la banale plate-forme.

Le problème, c’est qu’il manque un truc dans ce jeu, justement : l’aspect platformer. Et en fait oserait-on dire l’impression d’être devant un vrai jeu. On dirait que si toutes les idées sont là, il n’y avait personne pour les mettre en place dans le style de « niveau » que l’on souhaitait dans un jeu du genre, et à la place, une espèce de « tableau » généralement pas bien large (mais bien condensé) où l’on doit accomplir un objectif principal en exploitant les créatures, et des trucs plus secondaires à coté, parfois pas fastoches à deviner (surtout quand ça mixe plusieurs bestioles à un stade avancé) mais on peut débloquer avec le temps des indices. C’est très particulier. Les jeux Yoshi, surtout les derniers, réservaient parfois des niveaux un peu spéciaux sortant un peu du cadre et cette fois, il n’y a maintenant plus que ça au point de créer une sorte de manque pour la vraie formule, et une redondance devant la nouvelle et son aspect fourre-tout qui, personnellement, a fini par me lasser. Les secrets y sont moins intéressant à débusquer, la durée de vie est assez courte, et il ne faut pas espérer le moindre challenge au-delà de la recherche : on est tout simplement invincible. Très particulier encore une fois.



Source link

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


+ 57 = 62