Le patron des députés du parti socialiste (PS) s’apprête à sortir un nouvel ouvrage vendredi. Celui qui a aussi des ambitions présidentielles entend sortir des logiques de marché.
Une publication de plus. Les livres des candidats ou putatifs à la présidentielle s’affolent en librairie. Vendredi, le chef des députés socialistes, Boris Vallaud, sortira Nos vies ne sont pas des marchandises (Seuil). Il lance le débat sur «la démarchandisation» de la société, thème qu’il présente comme un sujet de reconquête pour la gauche dans le cadre de la présidentielle.
Un sujet, que le député des Landes avait déjà mis en avant lors du dernier congrès du Parti socialiste (PS), en mai 2025. Celui qui mène la fronde interne contre le premier secrétaire du parti socialiste, Olivier Faure, et accuse la direction du parti de ne pas avoir produit d’idées, veut peser dans le débat présidentiel avec ce concept, qui vise à soustraire au marché certains secteurs d’activité ou certains biens communs.
«Le monde est devenu une immense boutique, tout est à vendre, de la naissance à la mort», décrypte-t-il sur France Inter ce jeudi. Mais aussi l’eau, la terre, la santé, l’éducation, la culture, le sport, les services publics, détaille-t-il dans son livre. Même «notre temps libre, nos données personnelles, nos corps, nos vies privées sont à vendre», déplore-t-il.
Mettre des limites au marché
Il juge que la gauche a aujourd’hui «besoin d’un mot d’ordre mobilisateur. La démarchandisation peut jouer ce rôle», précise-t-il à l’hebdomadaire Le Nouvel Obs. «Un certain nombre d’outils de la social-démocratie ont trouvé leurs limites, se sont essoufflés et aujourd’hui il faut mettre des limites au marché et même faire sortir du marché ce que l’on prend à la vie», a affirmé celui qui a appelé samedi dans une tribune à un «projet crédible et mobilisateur», sans primaire, ni Insoumis. Une ambition portée notamment avec Raphaël Glucksmann, le patron de Place publique et le sénateur écologiste, Yannick Jadot.
Démarchandiser n’est pour autant «ni un retour à l’étatisme centralisateur, ni une nostalgie d’économie administrée. Le but n’est pas abolir le marché mais le remettre à sa place», le «limiter», écrit-il. «Cela peut aussi passer par des nationalisations mais je ne propose pas l’étatisation de tout, il y a d’autres outils», précise-t-il.
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