Un père de famille condamné à 25 ans de prison pour le meurtre sordide de son épouse, le ministère public fait appel


«En 35 ans d’expérience de police judiciaire, je n’ai jamais vu un tel acharnement», avait dit à propos de la scène du crime l’avocat général.

Le ministère public a fait appel mercredi de la condamnation de Sébastien Bettencourt à 25 ans de réclusion pour le meurtre de son épouse, prononcée vendredi par la cour d’assises du Tarn-et-Garonne, a appris l’AFP auprès du parquet de Montauban. Le procureur de Montauban Bruno Sauvage, avocat général lors du procès, avait requis une peine de prison à perpétuité, assortie d’une période de sûreté de 22 ans.

L’arrêt de la cour d’assises, sanctionnant un meurtre avec actes de torture et barbarie, avait été critiqué par les parties civiles, qui s’attendaient à une peine plus lourde. Sébastien Bettencourt, 41 ans, a été reconnu coupable d’avoir violé, poignardé puis étranglé sa femme Isabelle, 36 ans, mère de leurs cinq filles, le 13 mars 2023 à leur domicile de Lamothe-Capdeville (Tarn-et-Garonne). Il a reconnu les faits. «En 35 ans d’expérience de police judiciaire, je n’ai jamais vu un tel acharnement», avait dit à propos de la scène du crime l’avocat général.


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«Révoltés»

À la fin du procès, les parents de la victime se sont dits «révoltés», «choqués» et «très meurtris» par le verdict: «voilà un individu sanctionné par seulement 25 ans, sans période de sûreté, (…) après que notre fille a été violée, assassinée dans des conditions parfaitement inhumaines», a alors réagi le père de la victime. Après le meurtre, Sébastien Bettencourt avait fui le domicile familial en pleine nuit, laissant ses filles découvrir le corps de leur mère au matin.



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