L’avion va coûter durablement plus cher malgré le recul du pétrole


DÉCRYPTAGE – Les compagnies aériennes appliquent des surcharges pour tenir compte du prix plus élevé du kérosène. Il y a déjà des conséquences sur les réservations touristiques.

Le cessez-le-feu décrété par les États-Unis dans le conflit avec l’Iran a sans aucun doute soulagé les dirigeants des compagnies aériennes et tous les professionnels du voyage. Le monde aérien est en effet extrêmement dépendant du kérosène, ce produit à base de pétrole permettant de fabriquer le carburant pour les avions. Et la fermeture du détroit d’Ormuz faisait peser un vrai risque quant à l’accès à ce produit. D’autant que l’Europe a largement réduit ses capacités de raffinage de kérosène depuis de nombreuses années, se rendant encore plus dépendante des pays du Golfe. En fin de semaine dernière, les aéroports italiens de Bologne, Milan Linate, Trévise et Venise avaient même commencé à mettre en place des restrictions pour les livraisons de carburant aux avions.

Ces restrictions étaient des exceptions. Les stocks de kérosène, qui sont gérés par les aéroports plutôt que les compagnies, ne justifiaient pas encore de restrictions généralisées ailleurs en Europe. D’autant que les pays disposent…

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