Malgré la disparition du Royaume des Deux-Siciles à la fin du XIXe siècle, le prince Charles, son épouse et leurs deux filles, Maria Carolina et Maria Chiara, restent des personnalités incontournables de la scène mondaine et aristocratique européenne.
Il n’y a désormais plus aucune place au doute. Après trois mois de spéculations, alimentées par leur apparition commune au bicentenaire du Figaro, au Grand Palais le 13 janvier dernier, Jordan Bardella et Maria Carolina de Bourbon des Deux-Siciles viennent d’officialiser leur relation en Une de Paris Match. Le président du Rassemblent national, 30 ans, qui avait jusqu’à présent refusé de commenter les rumeurs, arguant dans les colonnes du Parisien que sa vie intime était son «dernier espace de liberté», a finalement changé son fusil d’épaule. Il assume vivre une belle histoire d’amour avec Maria Carolina, de huit ans sa cadette, quitte à essuyer une vague de critiques liées au statut social de sa compagne, duchesse de Palerme et de Calabre.
La jeune femme de 22 ans a grandi dans un milieu ultra-privilégié, celui de l’aristocratie européenne, loin, très loin des préoccupations des classes populaires que défend Jordan Bardella, lui-même issu d’un milieu modeste de Seine-Saint-Denis.
Fin de règne en 1861
Née le 23 juin 2003, Maria Carolina est la fille aînée du prince Charles de Bourbon des Deux-Siciles et de Camilla Crociani. Son père est le chef de la maison royale de Bourbon des Deux-Siciles, une dynastie qui a régné sur le royaume des Deux-Siciles de 1734 à 1861. Pour rappel, ce dernier regroupait deux royaumes, celui de Sicile, et celui de Naples, recouvrant ainsi un large territoire au sud de l’Italie, dont la gouvernance avait donc été confiée à une branche des Bourbons d’Espagne, ancêtres de Charles. Le règne de sa famille a pris fin en 1861 lorsque le royaume des Deux-Siciles a été rattaché à l’Italie après une guerre menée par le général Garibaldi pour l’unification du pays.
Alliances avec des dynasties européennes
Malgré la disparition du royaume à la fin du XIXe siècle, la maison de Bourbon des Deux-Siciles a réussi à conserver une certaine influence au sein du gotha européen. Dans un premier temps, grâce à des alliances matrimoniales avec d’autres grandes dynasties. Charles de Bourbon-Siciles était par exemple devenu membre de la famille royale d’Espagne en épousant l’infante María de las Mercedes, en 1901. Un an plus tôt, sa sœur, Marie-Christine de Bourbon-Siciles, avait épousé Pierre-Ferdinand de Habsbourg, grand-duc titulaire de Toscane et archiduc d’Autriche, intégrant ainsi leur maison au réseau Habsbourg.
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Cet héritage royal a permis aux Bourbons des Deux-Siciles de rester sur le devant de la scène médiatique et mondaine. Le prince Charles de Bourbon des Deux-Siciles, son épouse Camilla Crociani et leurs deux filles, Maria Carolina et Maria Chiara, vivent aujourd’hui entre Rome, Paris et Monte-Carlo, où ils sont régulièrement invités à des bals et des événements caritatifs, comme la course No Finish Line à Monaco visant à récolter des fonds pour l’association Children & Future. Maria Carolina et Maria Chiara y ont participé en 2022.
Extrêmement populaires sur les réseaux sociaux, où elles sont chacune suivies par près de 200.000 personnes, les deux sœurs ont récemment été aperçues dans les tribunes du Rolex Masters 1000 de Monte-Carlo.
Arnold Jerocki / WireImage
Les Bourbons des Deux-Siciles ont également compris la nécessité d’être présents dans les médias. En novembre 2018, Camilla et ses deux filles avaient ainsi accepté de dévoiler les détails de leur quotidien d’aristocrates et de mondaines dans l’émission Ça commence aujourd’hui, diffusée sur France 2.
Face à Faustine Bollaert, Maria Carolina, 15 ans à l’époque, avait raconté une petite anecdote visant à montrer sa supposée «normalité». «Je me souviens qu’une fois à Monaco, avec deux amis qui sont très proches de nous, on s’était cachées derrière des arbres et à chaque fois qu’il y avait des gens qui passaient, on faisait “Bouh!” pour leur faire peur», avait-elle expliqué le sourire aux lèvres. Lunaire, la séquence avait déclenché une vague de moqueries sur les réseaux sociaux, sans durablement égratigner la princesse, dont tout le monde parle aujourd’hui.
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