Éric Ciotti élu largement à la tête de la Métropole Nice-Côte d’Azur


Le nouveau maire UDR de Nice a été très largement plébiscité lors du Conseil métropolitain d’installation ce jeudi, succédant là encore à son meilleur ennemi Christian Estrosi.

Il y a comme un air de déjà-vu au sein de l’immense salle du Centre universitaire méditerranéen en ce jeudi 9 avril : Éric Ciotti est «présent !» au Conseil métropolitain d’installation quand son prédécesseur à l’hôtel de ville de Nice, Christian Estrosi, n’a quant à lui – de nouveau – pas fait le déplacement. Le patron de l’UDR, grand vainqueur des élections municipales niçoises et seul candidat à la présidence de la Métropole, a été largement élu sous les coups de 9h50, avec un total de 108 voix en sa faveur, sur 132.

Seuls sept bulletins blancs ont rythmé les «Éric Ciotti» égrainé un à un lors du dépouillement. «Quel suspens !», s’amuse une femme venue assister à la séance alors que se répète le nom du maire de Nice. À 60 ans, ce dernier a tenu à remercier les conseillers métropolitains pour lui avoir accordé cette «très large confiance. Je la reçois avec une émotion sincère et avec, aussi, un sentiment de gravité. Cette élection m’honore et m’oblige», a-t-il poursuivi sous les applaudissements, avant de longuement rendre hommage au président du département, présent derrière lui sur l’estrade, Charles-Ange Ginésy. «Vous portez la voix de nos 51 communes, vous représentez des convictions différentes», a repris Éric Ciotti, assurant que le choix du scrutin était celui «du rassemblement qui fonde la légitimité de notre action commune».


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«Sérieux budgétaire»

Le nouveau président s’est ensuite attardé sur la réalité budgétaire de la Métropole «dont la dette atteindra deux milliards et demi d’euros en 2026». Dès lors, l’édile à la tête de l’hôtel de ville de la baie des Anges a promis tour à tour un «audit indépendant pour avoir la vérité sur les comptes et engager leur redressement» et surtout de réduire «les indemnités des élus de la Métropole d’un tiers» pour viser cinq millions d’économie à la fin de son mandat. Dans cet objectif de «sérieux budgétaire» le patron de l’UDR a maintenu que le temps «des querelles» mais aussi «des projets de prestige» est révolu. «Plus de Castellet», souffle encore une dame parmi l’assistance, en référence au projet de Grand Prix de Formule 1 organisé par Christian Estrosi pour lequel une enquête a été ouverte par le parquet financier de Marseille.

À Cagnes-sur-Mer, le jeune maire RN débauche cinq policiers municipaux… de la ville voisine

À l’issue d’un discours désireux de le marquer en complète opposition avec Christian Estrosi, nourri d’allusions et d’attaques sur la gestion de son prédécesseur, Éric Ciotti a garanti que les places de vice-présidents de l’exécutif métropolitain reviendraient aux cinq plus grandes communes – soit Cagnes-sur-Mer, Saint-Laurent-du-Var, Vence, Carros et La Trinité. Et ce, «en connaissance des désaccords parfois profonds», a-t-il reconnu, notamment en direction de Joseph Segura, maire laurentin faisant figure de dernier bastion estrosiste dans l’assemblée.

À travers trois axes – «nouvelle ère budgétaire», «apaisement» et «efficacité» de l’action de la Métropole -, Éric Ciotti a, en conclusion, martelé que celle-ci ne serait pas «dirigée, seul, depuis un bureau». Toute référence…



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