Au Palais de Tokyo, le portrait de cour caribéen de Raphaël Barontini


Au Panthéon, c’était David Bowie et son tube « Heroes » (1977) qui avaient soufflé à Raphaël Barontini (né en 1984) un titre puissant – surtout, clair comme de l’eau de roche, l’artiste tâchant de rendre hommage à des personnalités noires en les portraiturant dans des compositions picturales monumentales.

Cette fois-ci, « Quelque part dans la nuit, le peuple danse » lui vient de l’écrivain Aimé Césaire (1913–2008). Il y a dans cette phrase un indice de la fièvre qui anime l’artiste, celle-là même qui lui inspire une peinture en mouvement, déclinée en différents formats, jusqu’à la broderie, jusqu’aux costumes activés lors de performances.

Une esthétique composite

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