Au Mobilier national, Richard Peduzzi dévoile son univers


Richard Peduzzi nous a donné rendez-vous à deux pas du Mobilier national, dans un restaurant basque où l’idée de l’exposition est née. Le grand scénographe ne voulait pas d’un regard figé dans le rétroviseur. Ce qu’il a fait jusqu’à ce jour s’inscrit dans un continuum où une création engendre d’autres créations dans un renouvellement perpétuel. Il a ainsi voulu rendre perceptible cette dynamique sur les deux étages de la galerie des Gobelins où se déploie, de manière protéiforme, la cohérence de son univers.

Mobilier, dessins, peintures, maquettes de décors sont autant de variations d’une même recherche qui vise à donner forme à ce qui travaille intérieurement. Dans le cadre vide de la scène, Richard Peduzzi s’est employé, au cours de plus de quatre décennies de compagnonnage avec Patrice Chéreau, à organiser le chaos pour construire des « paysages » en équilibre entre le quotidien et le mythe, toujours attentif à ce « qu’on y sente la vie s’écouler ». « Je dois voir l’émotion », dit-il en guise de fil conducteur.

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