André Chabot, photographe et collectionneur de tombes


Au Père-Lachaise, cette chapelle funéraire ne passe pas inaperçue. Sur son fronton, on peut lire cette mystérieuse inscription : « La Mémoire nécropolitaine ». À l’intérieur trône un immense appareil photo en granit noir, qui pèse près d’une tonne. Aucun nom ne figure sur ce monument funéraire. Et pour cause : celui qui l’a fait construire est bel et bien vivant ! À 83 ans, André Chabot considère ce monument comme le point culminant de son œuvre macabre et monomaniaque.

Depuis une cinquantaine d’années, l’artiste photographie des tombes dans le monde entier. Avec 250 000 clichés et 75 pays au compteur, cet étonnant collectionneur d’images a constitué un fonds inédit qui répertorie sépultures, sculptures et édifices funéraires, de la Roumanie au Mexique en passant par l’Égypte. Considérée comme une précieuse archive de l’art funéraire mondial, son fonds a d’ailleurs été acquis par le musée Nicéphore Niépce de Chalon-sur-Saône en 2023.

« Un travail d’exorcisme »

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