À Bâle, l’étonnant destin du peintre Walter Spies sur l’île de Bali


Qu’est-ce qui peut pousser un artiste dont la carrière décolle, un peintre qui collabore avec des cinéastes comme Murnau – le père de Nosferatu (1922) – qui expose avec Otto Dix et son ami Oskar Kokoschka, à soudainement tout plaquer pour les volcans d’Indonésie ? Tel est le destin méconnu de Walter Spies (1895–1942), allemand d’origine russe. Dans les années 1920, cette personnalité fascinante va nouer des liens durables avec Bali, encore vierge de touristes.

Cette trajectoire inédite, croisant les mythes d’hier et notre époque contemporaine, nous est racontée dans une exposition intitulée « Roots » à la fondation H. Geiger (KBH.G), fondation culturelle privée, sise au bord du Rhin. Pensé de façon immersive – entre volutes d’encens, bruits de la forêt, musique, chants, sensation tropicale –, ce parcours offre un petit voyage à Bali depuis Bâle, dont le droit d’entrée et le beau catalogue sont gratuits.

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