6 (très) belles tables qui vont vous régaler ce printemps


Se régaler dans un cadre d’exception : à Paris, ce ne sont pas les occasions, ni les lieux qui manquent ! Parmi l’offre pléthorique de la capitale, voici six adresses gourmandes où s’attabler sans modération.

Ce printemps, on remonte le temps chez Minim’s dans un somptueux décor Belle Époque, on s’évade au cœur des nuits tokyoïtes chez Blueberry, on rugit de plaisir chez Colère, on pousse des portes secrètes au Café du l’Usine… Bon appétit !

Bistrot Minim’s : aller simple pour la Belle Époque

Bistrot Minim’s ressuscite le charme de la Belle Époque

Bistrot Minim’s ressuscite le charme de la Belle Époque

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Si l’indétrônable Maxim’s règne en maître sur la rue Royale, on aurait tort de se priver d’un déjeuner ou d’un dîner chez son voisin, le bistrot Minim’s. Comme le mythique restaurant, il a rejoint l’escadrille du groupe Paris Society et fait récemment peau neuve, tout en conservant son charme Belle Époque avec ses délicates boiseries et ses éblouissantes appliques Art nouveau. Cette mue, aussi discrète que réussie, est l’œuvre de la directrice artistique Cordélia de Castellane, qui avait déjà fait des merveilles chez Maxim’s. La carte parfaitement maîtrisée ravira les amateurs de cuisine bistrot traditionnelle, avec ses œufs mayonnaise coiffés de verdure frisottée, sa généreuse saucisse purée (fondante à souhait) et sa mousse au chocolat plus aérienne qu’un nuage. De grands classiques qui ont toujours du chic !

7 rue Royale, 75008 Paris

Plus d’informations sur le site de Minim’s

L’Atelier d’André : un élégant hommage au père du surréalisme

L’Atelier d’André rend hommage à André Breton

L’Atelier d’André rend hommage à André Breton

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C’est sur la rive gauche que l’histoire du surréalisme a débuté, plus précisément à l’hôtel des Grands Hommes, sur la place du Panthéon, où Philippe Soupault et André Breton ont mis au point l’écriture automatique. À quelques pas de là, rue Saint-André-des-Arts, L’Atelier d’André rend un hommage subtil au fondateur de ce mouvement iconique des avant-gardes. Ne vous attendez-pas à retrouver ici l’excentricité d’un Salvador Dalí ou la fantaisie d’un Max Ernst : Joséphine Fossey, qui signe la curation du lieu, a jeté son dévolu sur les œuvres contemporaines d’Axelle Roth et de Sosthène Baran – autant de clins d’œil discrets qui jouent la carte de l’élégance dans un chaleureux décor boisé. En cuisine, le chef Yohann Clotz défend une approche sourcée des produits. Langoustine du Guilvinec, agneau d’Aveyron ou chou-fleur breton caracolent au menu qui, le soir, se décline en quatre temps : végétal, terre, mer et dessert. Mention spéciale pour la carte des vins hyper raffinée, qui donne envie de prolonger la soirée.

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L’Atelier d’André

36 Rue Saint-André des Arts, 75006 Paris

Plus d’informations sur le site de L’Atelier d’André

Blueberry : immersion dans les nuits vibrantes de Tokyo

Immersion dans l’atmosphère des nuits tokyoïtes chez Blueberry

Immersion dans l’atmosphère des nuits tokyoïtes chez Blueberry

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De Saint-Germain-des-Prés à Tokyo, il n’y a qu’un pas de porte. Celui de Blueberry, incontournable « maki bar », qui depuis plus de dix ans nous plonge dans le tourbillon des nuits tokyoïtes sans quitter la rive gauche. L’institution, qui s’est imposée depuis comme l’un des meilleurs restaurants japonais de la capitale, propose désormais un menu dégustation des plus dépaysants, faisant défiler dans l’assiette (aussi colorée que la palette d’un peintre) les makis incontournables de la maison, de l’explosif « Shiso Bomb » (saumon, avocat, shiso, radis jaune, shiso violet, nori) à l’élégant « Gatsby » (maigre Label rouge corse, crevette, avocat, tarama blanc, pousses de coriandre, pickles d’oignon rouge, zestes de citron, nori). On picore le tout à la lueur des lanternes, dans une atmosphère inspirée de l’esthétique du cinéaste Wong Kar-wai, réalisateur du génial My Blueberry Nights, qui a bien sûr donné son nom à cette excellente adresse.

6 rue du Sabot, 75006 Paris

Plus d’informations sur le site de Blueberry

Café de l’Usine : coup de cœur dans un joyau du patrimoine industriel parisien

Le Café de l’Usine, caché dans les anciennes usines des chaussures Spring Court à Belleville

Le Café de l’Usine, caché dans les anciennes usines des chaussures Spring Court à Belleville

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L’est parisien regorge de trésors patrimoniaux témoignant de son glorieux passé industriel. Parmi eux figurent les anciennes usines des chaussures Spring Court, cachées derrière un lourd portail dans une ruelle située à l’écart de l’agitation de Belleville. C’est dans l’ancienne cantine ouvrière, désormais renommée le Café de l’Usine, qu’officie la cheffe Alice Arnoux. Passée entre autres par La Marine à Noirmoutier, par Noma à Copenhague – longtemps considéré comme le meilleur restaurant au monde –, ou plus récemment par le Perchoir Ménilmontant, la voilà désormais chez elle. Le lieu étant ouvert en continu, on s’attable dans ce superbe écrin de béton ciré et de fer forgé aussi bien pour un café que pour le dîner, qui affiche un menu unique en cinq temps (avec option végétarienne). La cuisine, sans chichi et pourtant pleine de finesse, nous régale de délicieux produits de saison (ne manquez pas les premières asperges, délicieusement croquantes). Coup de cœur assuré !

5 passage Piver, 75011 Paris

Plus d’informations sur le site du Café de l’Usine

 

Colère : les furieux délices d’Eloi Spinnler

Colère, la nouvelle table d’Éloi Spinnler

Colère, la nouvelle table d’Éloi Spinnler

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Après avoir fait d’Orgueil l’une des adresses les plus en vues de la capitale (et des réseaux sociaux) le chef star Eloi Spinnler, aux plus de 260 000 abonnés sur Instagram, n’en finit pas de nous pousser au vice de la gourmandise avec Colère, qui rugit au cœur du 9e arrondissement. Outre l’attention portée en cuisine au zéro déchet, la particularité ici est le piment, dont les infinies variétés se déclinent, de façon plus ou moins intenses, dans de petites assiettes à partager (et néanmoins très généreuses). Spinnler, qui maîtrise aussi bien l’art culinaire que celui de la mise en scène, a fait appel ici au duo Friedmann & Versace. Il signe un décor d’inspiration mythologique, avec pour pièce maîtresse une étonnante cheminée évoquant les monstres de pierre de Bomarzo. Voilà pour la partie « bistro », car il est à noter qu’une seconde salle beaucoup plus petite, « le théâtre », accueille aussi une poignée de convives le temps d’une expérience gastronomique avec vue sur les fourneaux où s’embrasent les péchés capitaux.

39 rue Richer, 75009 Paris

Plus d’informations sur le site de Colère

Magdalena : pour un tête-à-tête chic avec l’église de la Madeleine

Magdalena, nouvelle brasserie de la place de la Madeleine

Magdalena, nouvelle brasserie de la place de la Madeleine

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Plus d’un Parisien averti l’a remarqué ces toutes dernières années : les abords de la place de la Madeleine ont changé de visage, et l’incontournable Café Pouchkine a récemment cédé sa place à Magdalena. Exit l’opulent décor rococo (en toc) de son ancêtre, cette nouvelle brasserie joue la carte du chic parisien épuré, avec son long bar immaculé et son vertigineux escalier à l’élégante rampe en fer forgé rehaussée d’or. La carte variée fait quant à elle honneur à la cuisine traditionnelle française – escargots de Bourgogne, œufs mimosa, magret de canard et autre sole meunière… Autant de mets généreux que l’on savoure en profitant d’une vue imprenable (et sublime) sur l’église de la Madeleine, et que l’on apprécie d’autant plus aux beaux jours, attablé en terrasse.

16 place de la Madeleine, 75008 Paris

Plus d’informations sur le site de Magdalena





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