5 expos photo à Paris qui font flasher cet été


Du musée d’Art moderne de Paris au musée d’Orsay, en passant par les salles du Jeu de Paume, la Ville lumière jouit en cette saison estivale d’une programmation photographique d’une densité rare.

De Lee Miller à Robert Capa, de la collection privée de Sir Elton John aux mises en scène ironiques de Kourtney Roy, Beaux Arts a retenu pour vous cinq expositions qui racontent, chacune à leur manière, une histoire de l’image et de ceux qui la fabriquent.

Plus que quelques jours ! Lee Miller au musée d’Art moderne de Paris

Vue de l’exposition « Lee Miller » au MAM Paris

Vue de l’exposition « Lee Miller » au MAM Paris, 2026

i

© MAM / Paris Musées NicolasBorel

Dernière ligne droite pour foncer voir Lee Miller dont la magistrale rétrospective au musée d’Art moderne de Paris s’achève début août. Mannequin new-yorkaise, muse de Man Ray, correspondante de guerre auprès de l’armée américaine, Lee Miller a vécu plusieurs vies avant de devenir l’une des grandes photographes du XXe siècle. Près de 250 tirages, dont plusieurs inédits, retracent ce parcours hors norme, de New York à l’Égypte, jusqu’aux champs de bataille européens.

Du 10 avril 2026 au 2 août 2026

Partir en vacances avec Kourtney Roy à Citéco

Kourtney Roy, Sorry, No Vacancy N°18

Kourtney Roy, Sorry, No Vacancy N°18, 2017

i

© Courtesy Galerie Les filles du calvaire, Paris

Plages bétonnées, piscines trop bleues et motels surannés aux couleurs pastel : dans les autoportraits qu’elle met en scène, la photographe canadienne Kourtney Roy rejoue avec un humour grinçant les clichés de la carte postale touristique. Derrière la façade léchée, l’artiste glisse toujours une faille, un détail en coin. À Citéco, la Cité de l’économie, l’exposition « All Inclusive » met en exergue, chiffres à l’appui, les impacts économiques, sociaux et écologiques du tourisme de masse. Une incursion dans nos fantasmes d’évasion qui donne envie de troquer ses vacances en hôtel-club pour une randonnée dans les Causses.

Arrow

Kourtney Roy – All inclusive

Du 20 février 2026 au 20 septembre 2026

Le mythe Robert Capa au musée de la Libération

Robert Capa, Les troupes américaines prennent d’assaut la plage d’Omaha Beach lors du Débarquement, Normandie, France, 6 juin 1944

Robert Capa, Les troupes américaines prennent d’assaut la plage d’Omaha Beach lors du Débarquement, Normandie, France, 6 juin 1944

i

Photographie en noir et blanc • © Robert Capa / International Center of Photography / Magnum Photos

Icône du photo-reportage, cofondateur de l’agence Magnum, Robert Capa a façonné sa propre légende au fil des grands conflits du XXe siècle. Le musée de la Libération de Paris revient sur ce destin romanesque avec une soixantaine de tirages et quelques effets personnels du maître de la pellicule, dont l’un de ses premiers Leica. Loin de l’hagiographie, l’exposition démonte aussi, avec rigueur, les ressorts du mythe qui entoure certains de ses clichés les plus célèbres. On flashe !

Arrow

Robert Capa. Photographe de guerre

Du 18 février 2026 au 20 décembre 2026

www.museeliberation-leclerc-moulin.paris.fr

La collection Elton John et l’œil de Madeleine de Sinéty au Jeu de Paume

À gauche « Chet Baker, New York City » (1956) d’Herman Leonard ; à droite « La charette de pommes, Poilley » (1974) de Madeleine de Sinéty

À gauche « Chet Baker, New York City » (1956) d’Herman Leonard ; à droite « La charette de pommes, Poilley » (1974) de Madeleine de Sinéty

i

© Herman Leonard Photography, LLC / Succession Madeleine de Sinéty

Le Jeu de Paume conjugue cet été deux regards sur la photographie, aussi flamboyants l’un que l’autre. D’un côté, un pan de l’exceptionnelle collection de Sir Elton John et David Furnish convoque plus de 300 tirages signés Robert Mapplethorpe, Nan Goldin, Diane Arbus ou Irving Penn, lesquels traversent mode, célébrité, désir et cultures queer, avec quelques acquisitions inédites dévoilées en exclusivité. On peut aussi choisir d’aller découvrir la première rétrospective consacrée à Madeleine de Sinéty, photographe autodidacte et discrète, qui a passé des décennies à immortaliser cheminots, paysans et familles bretonnes, ces vies ordinaires que l’histoire oublie trop souvent. Deux façons de raconter le monde par l’image, à découvrir même une fois la rentrée passée.

Arrow

Fragile Beauté. Photographies de la collection de Sir Elton John et David Furnish

Du 12 juin 2026 au 27 septembre 2026

Arrow

Madeleine de Sinéty – Une vie

Du 12 juin 2026 au 27 septembre 2026

Youssef Nabil rêve au musée d’Orsay

Youssef Nabil, The Dream, self-portrait

Youssef Nabil, The Dream, self-portrait, 2021

i

Tirage argentique coloré à la main • 50 × 75 cm • Coll. particulière • © Youssef Nabil

Depuis les années 1990, le photographe et vidéaste franco-égyptien Youssef Nabil construit une œuvre reconnaissable entre mille, portée par la colorisation manuelle de ses tirages argentiques. Au musée d’Orsay, où il fut marqué dès 1992 par la découverte des collections, ses images mélancoliques dialoguent pour la première fois avec les peintures orientalistes. Un regard inédit entre exil, identité et Égypte fantasmée : rêvons ensemble !

Arrow

Youssef Nabil : De rêver encore

Du 19 mai 2026 au 13 septembre 2026





Source link

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


1 + 5 =