17 octobre : le peuple avait raison. Ce n’est pas de gouvernement qu’il faut changer, c’est de système

17 octobre : le peuple avait raison. Ce n’est pas de gouvernement qu’il faut changer, c’est de système

Samedi, entre 550 000 et 800 000 Français ont manifesté selon les sources, à l’appel d’un mouvement qui s’adressait aux habitants des quartiers, aux paysans, aux ouvriers et aux retraités. Ils ne demandaient ni privilèges, ni révolution. Ils demandaient de pouvoir vivre de leur travail.

Le soir, les vitrines brisées ont recouvert leur message. Il est temps de le remettre au centre.

Une noblesse et des serfs

La France de 2026 ressemble à s’y méprendre à celle d’avant 1789. D’un côté, une classe politique et administrative qui vit à l’abri : rémunérations garanties, avantages votés par elle-même, carrières qui passent d’un cabinet à un conseil d’administration, et aucune conséquence personnelle quand ses décisions échouent. De l’autre, ceux qui produisent : le commerçant, l’artisan, l’ouvrier, l’agriculteur, le petit patron. Eux paient, et de plus en plus, pour vivre de moins en moins bien.

Hier, le serf devait la dîme, la taille et la gabelle. Aujourd’hui, il doit l’impôt sur le revenu, la TVA, la CSG, les cotisations, les taxes sur le carburant, sur l’énergie, sur le logement. Les noms ont changé. Le principe, non : une minorité décide, une majorité finance.

Un système où chacun tient son rôle

Il ne s’agit pas d’accuser tel ou tel élu. Le problème est plus profond. Chaque acteur du système, gouvernement, opposition, haute administration, a intérêt à ce que la mécanique continue. Le gouvernement gère, l’opposition dénonce, l’administration perdure, et à chaque élection on change les visages sans toucher aux règles.

Quand une colère populaire menace cet équilibre, le système sait la neutraliser : on la récupère, on la divise, on la noie sous les images de violence. Samedi, en quelques heures, le débat est passé du pouvoir d’achat au maintien de l’ordre. C’était déjà arrivé aux gilets jaunes. Le résultat est connu : rien n’a changé.

Ce que veulent vraiment les gens

Ce que demandaient les manifestants tient en trois phrases :

  • vivre de son travail, sans que la moitié parte en prélèvements ;
  • être libre d’entreprendre, de produire, de travailler sans être étouffé par les taxes et la paperasse ;
  • en finir avec un racket fiscal dont on ne voit plus la contrepartie.

Ce n’est ni de droite ni de gauche. C’est du bon sens.

Changer de paradigme

On peut baisser une taxe ici, en créer une autre là, réformer à la marge pendant encore quarante ans. Ou on peut poser la vraie question : pourquoi ne pas tout remettre à plat ?

Une idée simple circule : supprimer l’ensemble des impôts et des charges sociales, et les remplacer par un prélèvement unique sur chaque transaction. Un petit pourcentage, prélevé automatiquement sur chaque mouvement d’argent, qui financerait à lui seul l’État, la Sécurité sociale et la retraite à 60 ans.

Les avantages sautent aux yeux :

  • plus de fiche de paie amputée : le salarié touche ce qu’il gagne ;
  • plus de charges qui tuent l’embauche : le patron emploie sans être puni ;
  • plus de fraude possible : un prélèvement automatique ne s’évite pas ;
  • plus d’armée administrative pour calculer, contrôler et redresser ;
  • une égalité réelle : tout le monde contribue, à chaque transaction, sans niche ni passe-droit.

Les flux financiers en France se comptent en milliers de milliards d’euros. Un prélèvement minime sur ces volumes changerait tout. Évidemment, ceux qui vivent de la complexité du système actuel expliqueront que c’est impossible. C’est justement pour cela qu’il faut en parler.

Le 17 octobre n’était pas une fin

Les factures sont toujours là. La colère aussi. Les Français ne demandent pas un nouveau gouvernement : ils en ont usé une dizaine. Ils demandent un nouveau contrat. Celui où le travail paie, où l’État sert au lieu de se servir, et où l’on ne vit plus comme des serfs au service d’une noblesse qui ne dit pas son nom.

Et vous, si on supprimait tous les impôts pour un prélèvement unique sur les transactions, vous seriez pour ou contre ? Dites-le en commentaire.

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