un autre adolescent mis en examen pour complicité


Il est soupçonné d’avoir entretenu des liens avec le tireur présumé de 14 ans qui avait ouvert le feu sur son principal et son enseignante à Aubagne lundi.

Un adolescent a été mis en examen dans le cadre de l’enquête portant sur le collégien de 14 ans qui avait ouvert le feu sur son principal et une enseignante à Aubagne, a appris Le Figaro de source judiciaire, confirmant une information de franceinfo . Présenté à la justice ce vendredi, il a été placé sous contrôle judiciaire (avec l’obligation d’intégrer un centre éducatif fermé) et est accusé de complicité.

D’après nos confrères, ce mineur de 13 ans a été interpellé dans le nord de la France, suspecté d’avoir entretenu des liens avec le tireur présumé via les réseaux sociaux. Ce dernier a été mis en examen et placé en détention provisoire hier à Paris. Le parquet national antiterroriste (Pnat) s’était saisi du dossier quelques heures après les faits, des investigations réalisées en flagrance ayant démontré que le jeune tireur adhérait probablement à la mouvance «True Crime Community » (TCC). Cet «écosystème de communauté numérique», très actif aux États-Unis ainsi qu’au Canada, glorifie les auteurs de tuerie de masse tout en incitant «au recours à la violence extrême». Lors de ses auditions, le mineur a admis avoir été «influencé» par la TCC, tout en contestant avoir agi au nom de cette communauté.


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L’arme rangée dans un étui à guitare

Ce projet aurait par ailleurs été mûri depuis «plusieurs mois», expliquant avoir voulu se «venger» de ses professeurs en évoquant des faits de «harcèlement» émanant de ces derniers et de certains de ses camarades. Des faits qui n’ont, pour l’heure, pas été corroborés par l’enquête ou des camarades de l’intéressé, selon nos informations. Le mineur est soupçonné d’avoir profité du «laxisme» de son père, un ancien militaire, pour lui subtiliser une arme dans une armoire pourtant sécurisée.

Le fusil de chasse de calibre 12 avait été dissimulé dans un étui à guitare, qui contenait écharpe, plusieurs cagoules, un keffieh ainsi qu’un téléphone portable. D’après des témoins et une source proche de l’enquête, l’adolescent aurait préparé son arme dans les toilettes avant de débouler au premier étage et d’ouvrir directement le feu sur son principal et une enseignante. Les jours de ces derniers ne sont pas en danger mais ils ont été hospitalisés et ont reçu plusieurs jours d’incapacité totale de travail.

Le tireur est ensuite monté au deuxième étage, ouvrant le feu au sol et en direction du tableau d’une salle de classe, avant d’être maîtrisé par le CPE de son collège. « Comment est-il parvenu à la faire passer dans son collège ? Il n’y avait aucun contrôle. Il semblerait que cela soit bien un fusil appartenant à son père. Il n’est pas vraiment doué pour tirer car il a raté plusieurs personnes », soutenait une source policière en début de semaine. Les investigations, ouvertes notamment des chefs de «tentatives d’assassinats en relation avec une entreprise terroriste» se poursuivent désormais sous la supervision de trois juges d’instruction antiterroriste du tribunal judiciaire de Paris.



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