« Il faut remettre la violence à sa place »


ENTRETIEN EXCLUSIF – L’avocat du militant engagé dans la lutte contre le narcotrafic, dont deux frères ont été tués, s’exprime pour la première fois à l’approche d’un procès qui s’annonce très tendu. Celui-ci porte sur l’assassinat de son frère aîné, Brahim Chabane, tué à Marseille en 2020 dans un possible narchomicide.

C’est l’un des procès les plus attendus de l’année, dans un contexte particulièrement sensible. Ce lundi s’ouvre devant la cour d’assises des Bouches-du-Rhône le procès du meurtre du frère d’Amine Kessaci, Brahim Chabane. Impliqué dans le trafic de drogue, ce dernier est tombé dans un guet-apens et tué par balle, puis retrouvé brûlé dans une voiture, en décembre 2020, près de Marseille, dans un possible narchomicide. Il était âgé de 22 ans. Les faits ont occasionné deux autres victimes, dont l’une a été découpée après avoir été assassinée.

Ce triple homicide est considéré comme la première pierre de la « mexicanisation » des violences liées au narcobanditisme à Marseille et a été également la raison qui a poussé Amine Kessaci à s’engager contre le narcotrafic. Ce dernier fera face à Amine Oualane, sur le banc des accusés et présenté aujourd’hui comme un des chefs de la DZ Mafia. Pour la première fois, l’avocat d’Amine Kessaci, Me Pierre-Olivier Sur, ancien bâtonnier de Paris, prend la parole, à quelques jours de l’ouverture des débats.

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