Auteurs d’un premier acte brillant, les Parisiens l’ont emporté sur le terrain de Manchester City ce mercredi, lors de la deuxième journée de C1.
Le PSG a tout connu à l’Etihad Stadium. Une première période exceptionnelle de justesse, de maîtrise, de talent collectif, dans le pressing aussi. Et un deuxième acte fébrile, sur les talons, face à des Skyblues remontés. Deux matchs en un. Mais un résultat : les doubles champions d’Europe l’ont emporté sur le pré de Manchester City (2-4) pour le compte de la deuxième journée de Ligue des champions. Un choc en forme de test pour Paris, passé par toutes les émotions. Désiré Doué, Ousmane Dembélé, Vitinha (désigné homme du match) et le titulaire surprise Maghnes Akliouche pour les buteurs parisiens, contre un doublé signé Erling Haaland.
Belle ambiance avant le coup d’envoi, comme souvent en Angleterre. Mais il ne fallait qu’un quart d’heure pour entendre les 3000 supporters parisiens chanter : «On est chez, on est chez nous». Et pour cause, après un double coup de chaud sur le but de Safonov (11e, 12e), le PSG ouvrait City à deux reprises. Du travail d’orfèvre. Sortie de balle exceptionnelle, Ruiz à la passe, Doué qui fermait le pied «à la Mbappé» (0-1, 13e). Donnarumma impuissant. L’Italien assistait aussi en spectateur au but du break, Hakimi pour lancer Dembélé qui renversait sur Doué, ce dernier lui rendant la pareille (0-2, 15e). Exécution d’école. Des buts qui mettaient en lumière la maîtrise technique parisienne. Un cran au-dessus. Pas juste un temps fort. Une domination.
Récital parisien… avant la révolte
Plus que cela en fait. Un récital. Haaland n’avait presque rien à se mettre sous la dent. Et quand il avait une ouverture, Pacho était là pour le stopper avec autorité (19e). Au fil des minutes, les Citizens se perdaient dans la toile d’un PSG au sommet de son art : physiquement, techniquement, deux classes d’écart. Vitinha alertait Donnarumma d’une frappe vicieuse (29e) et Hakimi trouvait le poteau (31e) avant de buter sur l’Italien (38e). Mais ce dernier, «numéro 1» mondial selon Dembélé, devait encore s’incliner : Akliouche en retrait, talonnade délicieuse de «WZE» et Vitinha à la finition (0-3, 31e). Du grand art. Manchester City étouffé, dépassé, concassé et… sans réussite, avec Pacho à deux doigts de marquer contre son camp (39e).
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À l’orgueil, les Skyblues se rebiffaient et enchaînaient les corners, avant de s’offrir leur premier tir cadré du match dans les arrêts de jeu. Pas assez pour inverser la tendance : Paris a frappé fort dans ce premier acte, très fort (0-3 MT). Mais ce frémissement anglais était en fait annonciateur de la suite. Maresca opérait trois changements pour débuter la deuxième période (Nunes, Ndiaye, Bouaddi à la place de Dias, Doku et Cherki). Changements de joueurs, ajustements tactiques et surtout, une autre attitude : Manchester City agressif, jetant toutes ses forces dans la bataille et faisant trembler Safonov (49e, 52e). Avant de le battre, Haaland convertissant un bonbon de Ndiaye en but, de la tête (1-3, 53e). L’Etihad reprenait vie. Paris dans le dur.
Mais Paris jamais mort. D’une frappe en pivot surpuissante à l’entrée de la surface, Akliouche alertait Donnarumma, qui sortait une parade XXL. Du moins, le croyait-on : ce n’était pas assez pour empêcher le ballon de finir sa course au fond des filets (1-4, 62e). Étonnant… Et cruel pour les hommes de Maresca, qui continuaient de pousser et d’acculer des Parisiens fébriles, à l’image de ce sauvetage de Mendes sur la ligne (69e), cette mine de Fernandez sur l’équerre (71e) ou cette tête de Haaland sur la barre (74e). Malgré le but d’Akliouche en forme de trompe-l’œil, Paris buvait la tasse et Haaland faisait payer la note après une nouvelle perte de balle (2-4, 75e).
Barcelone dans une semaine
Des occasions, les Citizens en ont eu à la pelle. Mais Safonov, lui, ne cédait pas à la pression et sauvait la maison face à Haaland, encore lui, d’un réflexe fou (83e). Une mi-temps de chaque côté, pour ce match fou et difficilement lisible au final. Paris héritait d’un penalty, tiré par l’ancien de la maison mancunienne Torres mais… arrêté par Donnarumma (90e). On en restait là pour ce Manchester City-PSG aux deux visages (2-4 score final). Dans une semaine, après un déplacement à Strasbourg, les Parisiens recevront le Barça pour un autre choc européen, entre les deux premiers au classement.
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