L’écrivain canadien qualifie ses multiples emprunts d’« erreurs inacceptables ». En revanche, il continue de nier avec vigueur l’usage d’intelligence artificielle pour la rédaction de son best-seller.
Des plagiats, oui. L’IA, non. À l’AFP, Thélyson Orélien affirme qu’« aucune phrase » de son roman « n’a été créée » à l’aide d’intelligence artificielle, comme un collectif le dénonce depuis la fin du mois de septembre. Des accusations à l’origine d’une vaste polémique dans le monde littéraire français.
À lire aussi
Accusé d’avoir écrit son livre avec l’IA, Thélyson Orélien désormais soupçonné de nombreux plagiats
En revanche, l’auteur de C’était ça ou mourir, reconnaît être responsable de plagiats, qualifiés d’« erreurs inacceptables ». L’écrivain canado-haïtien, dans un texte transmis à l’AFP, présente ses « excuses » pour ces emprunts. Par le passé, pour des publications dans la presse québécoise, celui qui bénéficiait du statut de révélation de la rentrée s’est fortement inspiré de textes signés par le journaliste Louis Pauwels, le poète Edward Kamau Brathwaite ou du futurologue Alvin Toffler.
Les maisons d’édition face à l’IA
L’essayiste Samuel Fitoussi, chroniqueur au Figaro, est l’un des utilisateurs du compte « Balance ton Claude », qui a mis à jour le supposé recours à l’IA de l’écrivain. « Ceux qui ont aimé ce livre l’ont aimé parce qu’ils ignoraient qu’il avait été largement généré par une IA. S’ils avaient su la vérité, ils auraient moins aimé », a-t-il expliqué, pour défendre sa démarche.
« On dit que C’était ça ou mourir a été rédigé par une intelligence artificielle. C’est une calomnie et une hérésie. J’ai eu recours çà et là à des outils pour des recherches (…) Mais aucune phrase de ce livre n’a été créée par une machine », déclare au contraire Orélien dans son texte transmis à l’AFP et intitulé Ce roman que j’ai écrit.
Avec l’affaire, Thélyson Orélien, qui a suspendu fin septembre la promotion de son livre en France et est depuis rentré au Canada, la réalité de l’IA est entrée avec fracas dans les maisons et les jurys littéraires qui s’interrogent sur l’attitude à adopter. Si le Goncourt l’a retiré de sa liste, le Renaudot l’a conservé. Ce qui n’empêche pas le livre de caracoler en haut des classements de ventes.
Poster un Commentaire