EN DIRECT – Mouvement des lycéens : «Nous allons nous battre pour cet avenir qu’on nous vole», dénonce Greta Thunberg, keffieh sur les épaules à Saint-Denis


«Elle m’a dit que ce qu’il se passait en France était dingue» : Amine, doctorant, a «fait le lien» entre Greta Thunberg et la France

Amine, doctorant à l’EHESS à Aubervilliers, confie au Figaro qu’il est l’homme qui a «fait le lien» entre Greta Thunberg et la France. «Je la connais des manifestations écologiques et elle m’a envoyé un message pour me dire que ce qu’il se passait en France était dingue». Le jeune homme de 28 ans vêtu de son keffieh rouge, a donc invité la jeune suédoise à venir en France et à Saint-Denis. «J’ai été la chercher à la gare hier, elle est très contente d’être là.»

Mais, selon le jeune homme, le séjour de Greta Thunberg sera de courte durée en France car «elle va se rendre en Espagne pour soutenir la mobilisation liée au logement d’ici la fin de la semaine».

Amine, doctorant à l’EHESS à Aubervilliers, confie au Figaro qu’il est l’homme qui a «fait le lien» entre Greta Thunberg et la France.
Romain Mercier / Le Figaro

Le cortège parti d’Assas s’approche du Panthéon et rejoint des manifestants qui bloquent Henri-IV

Le cortège remonte la rue Soufflot vers le Panthéon en criant : «On est là même si Macron ne veut pas, pour l’honneur des travailleurs et pour un monde meilleur.»

Antoine, étudiant en M2 a Assas témoigne : «Je manifeste par solidarité pour nos petits frères et petites sœurs et pour promouvoir l’égalité dans l’enseignement supérieur. Assas veut qu’on passe en grande école et qu’on paye notre diplôme.»

«Une minorité de ma classe s’est mobilisée mais personne ne lève la voix contre. L’objectif c’est de convaincre le plus de gens de venir» poursuit-il. Le cortège a rejoint le lycée Henri-IV où des lycéennes manifestent debout sur une barricade de poubelles aux cris de «plus d’argent pour les écoles publiques».

Le cortège a rejoint le lycée Henri-IV où des lycéennes manifestent debout sur une barricade de poubelles aux cris de «plus d’argent pour les écoles publiques».
Clémence Soubrier / Le Figaro

La manifestation lyonnaise vient de s’élancer dans le 3e arrondissement à destination de Villeurbanne

La manifestation lyonnaise vient de s’élancer dans le 3e arrondissement à destination de Villeurbanne. «C’est pas à l’Élysée, c’est pas dans les salons qu’on obtiendra satisfaction, c’est par la grève et par l’action», «De l’argent il y’en a dans les caisses du patronat, l’argent on le prendra dans les caisses du patronat», scandent les manifestants.

«L’école publique finit par créer des inégalités alors qu’elle est censée les gommer» : à Lyon, des étudiants présents en solidarité avec les lycéens

Étudiants à l’Insa Lyon, une école d’ingénieurs, Maïwen et Antoine, 20 ans, sont présents pour leur «première manif» en solidarité avec les lycéens dont ils partagent les revendications. «On a connu les 8-18h avec des trous par manque de prof, lance Antoine. Je suis arrivé au bac sans méthode par manque de moyens de l’éducation nationale». «Certaines familles peuvent pallier avec des cours privés, donc l’école publique finit par créer des inégalités alors qu’elle est censée les gommer.»

Robert, 62 ans, est présent en soutien au lycéen derrière sa pancarte «Daron grognon». Habitue des manifestations, ce père d’étudiant a été «casque blanc dans de nombreux cortège». «C’était un collectif de parents engagés créé par Kouchner en 1986 en réponse aux violences policières ». Il valide les revendications lycéennes : «Il n’y a qu’à regarder les vidéos des rats ou des cafards qui courent dans les établissements ». Et pointe «un désengagement des régions».

La foule se masse derrière une fanfare sur la place Guichard alors que le départ de la manifestation a pris du retard. Plusieurs élus de la gauche lyonnais sont présents comme la députée socialiste Sandrine Runel ou l’élu métropolitain écologiste d’opposition Benjamin Badouard.

La foule se masse derrière une fanfare sur la place Guichard, à Lyon, alors que le départ de la manifestation a pris du retard.
Antoine Sillières / Le Figaro

Antoine Sillières, Le Figaro Lyon.

«On nous vole notre avenir», déclare Greta Thunberg, devant le lycée Paul-Éluard de Saint-Denis

Greta Thunberg est venue manifester mardi matin devant le lycée Paul-Éluard de Saint-Denis, un des épicentres du mouvement lycéen, a constaté un journaliste de l’AFP.

«Les jeunes ne sont pas associés aux discussions. On nous vole notre avenir et, comme on a pu le constater ici, les écoles ne reçoivent pas les investissements dont elles ont besoin», a déclaré, keffieh sur les épaules, la militante écologiste suédoise de 23 ans aux journalistes présents devant le lycée, où plus d’une centaine de jeunes étaient rassemblés.

«Alors, qu’est-ce qu’on est censé faire? Abandonner? Bien sûr que non. C’est justement ce que les gens expriment ici : nous n’allons pas abandonner et nous allons nous battre pour cet avenir qu’on nous vole sous nos yeux», a-t-elle poursuivi, se disant «extrêmement fière des étudiants français».

Greta Thunberg est venue manifester mardi matin devant le lycée Paul-Éluard de Saint-Denis, un des épicentres du mouvement lycéen.
JULIEN DE ROSA / AFP

«Je les trouve très inspirants» : Manon Aubry a rejoint le cortège d’Assas qui progresse vers le Panthéon

Manon Aubry, eurodéputée La France insoumise (LFI), a rejoint le cortège d’Assas qui avance vers le Panthéon. «Regardez la force, l’ampleur et en même temps le calme de ces manifestants rejoints par les lycéens», affirme-t-elle au Figaro. «Je les trouve très inspirants.»

À la question de la récupération politique du mouvement par LFI, elle répond : «Les lycéens sont là, qu’on y soit ou pas. Tous les élus devraient être sur le terrain. Ça fait 15 jours que je suis sur le terrain et que j’écoute leurs revendications.»

L’eurodéputée Manon Aubry dans le cortège qui se dirige vers le Panthon, à Paris.
Clémence Soubrier / Le Figaro

Sept établissements dont quatre lycées bloqués à Lyon ce matin, les manifestants vont bientôt s’élancer de la place Guichard

À Lyon, les manifestants doivent s’élancer de la place Guichard, dans le troisième arrondissement. Les rangs paraissent moins fournis que mardi dernier lors de la première manifestation qui avait réuni 20.000 à 25000 personnes.

Ce matin 7 établissements dont 4 lycées sont bloqués par des rassemblements. Les forces de l’ordre ont fait usage de grenades lacrymogènes devant le lycée Ampère en réponse à des jets de projectiles, selon la préfecture.

À Lyon, les manifestants doivent s’élancer de la place Guichard, dans le troisième arrondissement.
Antoine Sillières / Le Figaro

Antoine Sillières, Le Figaro Lyon.

«Incendie de poubelles» et jets de projectiles sur les forces de l’ordre devant le lycée Ampère, à Marseille

Selon des vidéos portées à notre connaissance, une forte présence policière avec des CRS est en place devant le lycée professionnel Ampère, dans le 10e arrondissement de Marseille.

Une source nous évoque un «incendie de poubelles» avec des jets de projectiles sur les forces de l’ordre, l’établissement aurait été fermé.

Nicolas Farmine, Le Figaro Marseille.

«Je suis là pour accompagner mes étudiants» : des professeurs en soutien des manifestants devant Assas

Tristan Mattelart, professeur en information et en communication à Assas est venu avec une vingtaine de professeurs en soutien aux manifestants. Ils portent un brassard blanc en signe de paix. «Je suis là pour accompagner mes étudiants, pour éviter qu’il y ait des débordements, et si besoin les protéger.» Mais il se dit «très agréablement surpris.»

«Tout est parfaitement organisé, les étudiants sont très calmes. le seul moment de violence a été le moment où le GUD a lancé tôt ce matin des bouteilles en verre sur les manifestants.» Concernant le suivi des cours, le professeur n’a pas l’air très inquiet. Des cours en distanciel sont mis en place, mais peut-être un peu compliqué quand les élèves sont en manifestations.

Une vingtaine de professeurs sont venus en soutien des étudiants devant Assas, à Paris.
Clémence Soubrier / Le Figaro

Blocage en cours au lycée Turgot, à Paris

Le lycée Turgot (3e arr. de Paris) est lui aussi bloqué ce mardi. Une cinquantaine d’élèves sont massés devant l’établissement et une dizaine de jeunes femmes sont assises sur le blocus composé majoritairement de poubelles et de barrières de chantier.

Quelques affiches sont exposées sur les grilles comme «ACAB (All cops are bastards NDLR) » ou encore « éduquez vos flics ». Les lycéens écoutent des musiques de leur génération comme celles de l’artiste Theodora. Aucun policier à l’horizon.

Le lycée Turgot (3e arr. de Paris) est lui aussi bloqué ce mardi.
Romain Mercier / Le Figaro

Greta Thunberg au milieu de manifestants devant le lycée Paul-Éluard de Saint-Denis

Greta Thunberg est venue manifester mardi matin devant le lycée Paul-Éluard de Saint-Denis, un des épicentres du mouvement lycéen, a constaté un journaliste de l’AFP.

La militante écologiste suédoise de 23 ans est arrivée devant l’établissement, où sont aussi rassemblés une vingtaine d’avocats venus organiser une «chaîne en robe pour protéger les lycéens», selon cette même source.

«Le blocage d’Assas est un symbole important», salue le député LFI Aurélien Saintoul, qui balaye toute récupération du mouvement par son parti

«Nous sommes ici pour s’assurer que tout se passe bien. On est venus en soutien au mouvement. C’est une mobilisation exemplaire. Le blocage de l’université d’Assas est un symbole important», explique le député LFI des Hauts-de-Seine Aurélien Saintoul.

«Les manifestants ont montré beaucoup de sang-froid ce matin car vers 6h30 une bande de fascistes les ont attaqués à coups de bouteilles en verre», ajoute l’élu. Au sol, des bouts de verre sont effectivement dispersés.

«Je ne pense pas que les manifestations s’arrêteront avec les vacances. Si les revendications ne sont pas satisfaites ça va continuer. Les mouvements qui prennent sont les mouvements qui dépassent les revendications matérielles pour toucher les questions de dignité», conclut Aurélien Saintoul, qui balaye toute récupération du mouvement lycéen par La France insoumise.

Les députés LFI Ersilia Soudais et Aurélien Saintoul, devant Assas (Paris, 6e arr.) ce mardi matin.
Clémence Soubrier / Le Figaro

«Ça me touche aussi qu’ils soient là» : à Assas, la présence bienvenue de trois députés LFI

«Je suis venu ce matin pour constater le blocus, et ça se passe bien, il n’y a pas de débordements», témoigne Paul, étudiant en M2 à Assas. «On bloque en soutien aux lycéens. Il y a un ras-le-bol général en France», explique-t-il.

À la question du bien-fondé de la présence de trois députés La France insoumise – Aurélien Saintoul, Thomas Portes, et Ersilia Soudais -, il répond : «Il y a beaucoup de gens qui les accusent de faire de la récupération politique mais ça me touche aussi qu’ils soient là, ce sont les seuls qui se bougent le cul. Les autres députés n’ont qu’à venir aussi.» L’ambiance est détendue. Les manifestants se sont assis par terre, cigarette a la main.

Les députés LFI Aurélien Saintoul, Thomas Portes, et Ersilia Soudais sont sur place, devant Assas.
Clémence Soubrier / Le Figaro

«On sait que nous, on nous écoutera davantage que les lycéens de banlieue» : blocus en cours devant l’université d’Assas, à Paris

Devant l’université de Panthéon Assas, dans le 6e arrondissement de Paris, des centaines d’étudiants bloquent l’entrée aux cris de «Assas anti fa», «pas de quartier pour les fachos», en soutien aux manifestations lycéennes. «On est là pour soutenir les lycéens et les revendications du service public» témoigne Esther, étudiante en L3 à Assas. «On sait que nous, on nous écoutera davantage que les lycéens de banlieue» justifie-t-elle. Adrien, aussi étudiant en L3, lui est plus stressé : «C’est tendu pour avoir un master, on est déjà juste pour réviser, donc je ne sais pas trop comment je vais rattraper les cours avec les blocages.»

Des centaines d’étudiants bloquent l’entrée de l’université Panthéon Assas, dans le 6e arrondissement de Paris, en soutien aux manifestations lycéennes.
Clémence Soubrier / Le Figaro

35% des 3000 enseignants dédiés aux remplacements ont été affectés depuis vendredi

Depuis vendredi dernier, 35% des 3000 enseignants spécifiquement dédiés au remplacement mobilisés par le ministère «ont été affectés», a annoncé Édouard Geffray sur France Inter.

Environ 200 établissements fermés ce mardi, selon Édouard Geffray

Environ 200 établissements seront fermés ce mardi, annonce le ministre de l’Éducation nationale sur France Inter. «On est plutôt sur une décrue par rapport aux semaines précédentes», analyse Édouard Geffray.

«Mais c’est aussi logique parce qu’il y a des établissements qui sont sur les parcours, très proches des parcours des manifestations et donc qui ferment pour éviter les dégradations, donc en réalité on est plutôt sur une décrue par rapport aux semaines précédentes», a-t-il estimé.

Une dizaine de profs et surveillants ont occupé le lycée Paul-Éluard à Saint-Denis hier soir

Une dizaine de personnels du lycée Paul-Éluard à Saint-Denis, en Seine-Saint-Denis, ont décidé lundi d’occuper leur établissement pour la soirée, voire la nuit, pour porter «les revendications des élèves» et protester contre les fermetures visant à «casser le mouvement», selon une enseignante.

À la veille d’un «Acte V» de mobilisation dans la rue, prévu mardi, une banderole «Lycée occupé» avait brièvement été accrochée sur les grilles, à quelques mètres du portail noirci par les feux allumés lors de précédentes journées de blocage. Une personne à l’intérieur de l’établissement, ne souhaitant pas s’exprimer, l’a ensuite arrachée.

Seulement une dizaine d’enseignants et de surveillants ont participé à cette opération sur les quelque 180 personnels du lycée. «Ça s’est décidé aujourd’hui, au dernier moment, et c’est difficile pour tout le monde de s’organiser», a expliqué une professeure de mathématiques. «L’autre aspect, c’est que ça reste quelque chose qui fait peur d’occuper l’établissement. On se demande si on ne va se faire déloger par la police», poursuit-elle en indiquant avoir reçu «une bonne part de soutien» des autres professeurs, même si une part du personnel s’interrogeait sur l’utilité d’occuper le lycée la nuit.

Blocus en baisse, cortèges moins fournis… À quoi va ressembler l’«acte V» de la mobilisation lycéenne, prévu ce mardi 13 octobre ?

La mobilisation lycéenne entame sa troisième semaine de contestations, marquée par l’«acte V» prévu ce mardi 13 octobre. Ce nouveau rendez-vous est déterminant avant le début des vacances de la Toussaint qui pourrait voir s’essouffler un mouvement déjà en perte de vitesse. Jeudi 8 octobre dernier, les rassemblements avaient réuni 71.500 manifestants partout en France selon le ministère de l’Intérieur, contre près de 256.000 personnes – toujours sur le territoire national – le mardi 6 octobre. Le ministre de l’Éducation nationale Édouard Geffray a estimé que «le mouvement reculait nettement dans ses effets sur l’ouverture des établissements, avec des foyers de perturbation désormais plus circonscrits».

Les élèves et syndicats espèrent donc relancer le mouvement et continuer de faire valoir leurs revendications. À quoi ressemblera cet «acte 5» de mardi (après «l’acte 1» du 29 septembre, l’«acte 2» du 1er octobre, l’«acte 3» du 6 octobre et l’«acte 4» du 8 octobre) ? Le Figaro fait le point.

À Paris, un cortège doit s’élancer à 14 heures depuis la place d’Italie (13e arrondissement) en direction des Invalides (7e arrondissement). D’autres villes se joindront au mouvement comme Marseille à 10h30, Nice à 14 heures et Poitiers à 14 heures, où des syndicats ont appelé à descendre dans la rue. Ces rassemblements devraient s’élargir aux personnels de l’Éducation nationale, sous l’impulsion du même groupe de six syndicats qui avait lancé la manifestation du 29 septembre dernier : la FSU, l’UNSA Éducation, la FNEC FP FO, la CFDT Éducation Formation et Recherche Publiques, la CGT Educ’action et SUD Éducation.

Jérôme Fourquet : « Massification, abandon, pulsion… Radiographie psychique du mouvement lycéen »

Ce n’est certes pas la première fois que la France est le théâtre d’une mobilisation lycéenne, mais celle-ci présente des caractéristiques particulières. Elle est d’abord d’ampleur et ne se focalise pas sur la demande de retrait d’un texte de loi ou d’une mesure, comme ce fut souvent le cas par le passé, avec par exemple la mobilisation contre la loi Fillon (loi d’orientation sur l’école) en 2005, ou en 2006 contre le CPE (Contrat Première Embauche).

Les revendications actuelles sont diverses. On évoque à la fois le mauvais état de certains lycées, les postes d’enseignants non pourvus, mais aussi les emplois du temps à rallonge et l’angoisse suscitée par le dispositif Parcoursup, analyse Jérôme Fourquet, dans son nouveau livre Homo occidentalis, co-écrit avec le psychologue et psychanalyste Ruben Rabinovitch.

La mobilisation des jeunes doit se faire «dans le calme, dans l’ordre», demande Emmanuel Macron

La mobilisation des jeunes doit se faire «dans le calme, dans l’ordre et dans le respect à la fois des personnes et des biens», a déclaré Emmanuel Macron lundi, à la veille d’une nouvelle journée d’actions et de grève en soutien au mouvement lycéen.

Leurs revendications sont «des sujets qui méritent du temps, de la concertation, de la discussion, du respect», a répété le président, en marge d’une visite au Mondial de l’Auto à Paris, ajoutant, à l’adresse de La France insoumise, que «dans plusieurs endroits, il y a eu une volonté de récupérer» la colère des jeunes.

«Le gouvernement avance (…) l’ensemble des ministres concernés sont sur le terrain aussi pour mener ce travail d’écoute, de concertation puis de décision», a-t-il assuré alors que le déploiement de 3000 professeurs remplaçants, annoncé la semaine dernière par l’exécutif, a débuté.

Les lycéens de nouveau dans la rue mardi pour un «acte V» du mouvement

Estimant n’avoir reçu «que des miettes», les lycéens appellent mardi à une nouvelle journée nationale de manifestations, alors que le gouvernement espère une décélération du mouvement à l’approche des vacances scolaires.

À Paris, la manifestation étudiante et lycéenne s’élancera à 14h00 de la place d’Italie pour rallier les Invalides, non loin de Matignon et du ministère de l’Éducation.

Des manifestants crient des slogans et tiennent des pancartes dans une rue lors d’un blocus de l’université Sciences Po à Paris, le 7 octobre 2026.
Sarah MEYSSONNIER / REUTERS

«Ils ne nous écoutent pas, on va les chercher», a annoncé l’Union étudiante sur X, alors que des organisations lycéennes et étudiantes demandent depuis plusieurs jours à être reçues par le premier ministre Sébastien Lecornu. Dans la capitale, un appel à une autre manifestation, de l’Hôtel de ville vers Matignon, non déclarée, circule sur les réseaux.

À l’appel de cet acte V, l’Union syndicale des lycéens exige toujours la suppression de Parcoursup – également réclamée par le leader Insoumis Jean-Luc Mélenchon – et un plan de 10 milliards d’euros pour les lycées. Les manifestants espèrent faire la jonction avec la mobilisation «contre la vie chère», prévue samedi au premier jour des vacances de la Toussaint.

Bienvenue dans ce direct

Bonjour et bienvenue dans ce direct. À quelques jours des vacances de la Toussaint, les lycéens ont entamé lundi une nouvelle semaine de mobilisation avec plusieurs blocages de lycées hier, avant ce qu’ils espèrent un «acte V» des manifestations ce mardi qui sera déterminant pour un mouvement que le gouvernement espère en phase de décrue.

Le Figaro va suivre à Paris et en régions cette journée sous haute tension pour le gouvernement.

Retrouvez notre dossier – Blocus des lycées : la mobilisation continue et la contestation se répand en France


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