la bérézina d’Olivier Faure, déjà fragilisé à la tête du PS et éliminé dès le premier tour


DÉCRYPTAGE – Patron des socialistes depuis huit ans, le premier secrétaire n’est pas parvenu à se qualifier en finale d’un scrutin pourtant organisé par son propre parti. Il n’a recueilli que 14,46 % des suffrages, loin des 66,17 % de son rival Raphaël Glucksmann.

Est-ce l’envie ou le devoir qui, au fond de lui, a motivé ce dernier combat ? Peut-être un peu des deux, répondent les amis d’Olivier Faure. À 58 ans, le patron des socialistes n’a jamais été, dit-il, un « obsédé » de la présidentielle, pas plus qu’il n’est « né » avec l’ardente conviction d’un jour occuper le Palais de l’Élysée. Mais le premier secrétaire, aux manettes d’un parti tourmenté depuis bientôt huit ans, voulait lui aussi avoir son mot à dire dans la primaire de la grande famille socialiste. « Il ne souhaitait pas que ses années à la tête du parti soient totalement passées sous silence », décrypte l’un de ses proches. En finir, aussi, avec cette image d’habile tacticien, capable de déjouer les mauvais coups, pour montrer celle, plus étoffée, d’un candidat aux plus hautes fonctions. Pari finalement perdu pour le quinquagénaire, qui a dû s’incliner, dimanche soir, dès le premier tour, ne réunissant que 14,46 % des voix, face à Raphaël Glucksmann (66,17 %), Ségolène…

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