« Nous avons pour objectif de mettre la découverte au premier plan », annoncent les organisateurs de Frieze London. Et alors que la plupart des foires d’art contemporain donnent une visibilité aux grandes galeries internationales dès l’entrée, la Frieze s’ouvre cette année sur les solo shows de la peintre brésilienne Márcia Falcão à la galerie Fortes d’Aloia & Gabriel (São Paulo-Rio de Janeiro) et de la sculptrice polonaise Agata Ingarden à la galerie Berthold Pott, fondée à Cologne en 2011. Cet emplacement de choix est accessible aux galeries exposantes via une sélection, sur proposition.
Afin de stimuler davantage l’expérience visiteur, trois sections insufflent des dynamiques à l’événement. Réservée à une trentaine de galeries de douze ans d’existence au maximum, « Focus » est devenue le rendez-vous immanquable pour découvrir, en solo ou duo, les talents prometteurs dénichés par les jeunes enseignes, comme Ella Fleck avec un projet d’œuvres expérimentales et conceptuelles issues des nouveaux médias à la galerie Ehrlich Steinberg (Los Angeles) et Jessica Wilson avec l’installation sur mesure Sweet Nothing, composée d’écrans LED récupérés sur le toit de taxis et d’animations 3D en boucle, à la Diez Gallery (Amsterdam).
Incubateur pour nouveaux talents
Lancée avec succès en 2023, la section « Artist-to-Artist » repose sur la reconnaissance d’un artiste émergent par un plasticien établi qui joue le rôle de sélectionneur. Ce programme de mentorat regroupe sept propositions, dont les sculptures de la Coréenne Eusung Lee visant à repenser les représentations de la figure humaine, chez Cylinder (Séoul), à l’invitation de sa compatriote Ayoung Kim. « La carrière d’Ayoung Kim, révélée à Frieze il y a trois ans, a explosé rapidement.
Aujourd’hui, c’est elle qui recommande les talents de demain », souffle Eva Langret, directrice de Frieze London, fière de comparer sa foire à un incubateur. Sur une suggestion de la Dominicaine Firelei Báez, Eilen Itzel do Espírito Santo fait aussi son entrée avec sa galerie londonienne Bolanle Contemporary.

Eilen Itzel Do Espírito Santo, Milagro, 2026
Acrylique et huile sur toile • 150 × 130 cm • Bolanle Contemporary • 17500 • Courtesy Eilen Itzel do Espírito Santo et Bolanle Contemporary, Londres.
Dans ses peintures, l’artiste explore la manière dont les individus issus de la diaspora africaine et d’Amérique latine (dont elle fait partie) recherchent la joie, un sens à leur vie et leur destin, au sein et au-delà des histoires coloniales.
Une section innovante
Enfin, la nouvelle section « The Code Universe » titillera certainement les curieux. Organisée par Carol Yinghua Lu, directrice de l’Inside-Out Art Museum de Beijing, elle examine la manière dont les artistes réagissent aux transformations sociétales à travers le prisme de la culture de masse, sur une période allant du milieu des années 1980 à nos jours.
Huit artistes de différentes générations et géographies ont été retenus, dont le Maroco-Espagnol Karim Boumjimar à la galerie Tina (Londres), l’Américaine Carolyn Lazard chez Trautwein Herleth (Berlin) et l’Indonésien Nyoman Dharmawan à la galerie Nonfrasa (Bali).
Du 14 au 18 octobre 2026 à Londres
Plus d’informations sur le site de Frieze London
1 Montclare Street • E2 7ET
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