À France Inter, après l’affaire Sapin, le « mélenchonisme d’ambiance » qui inquiète en interne


ENQUÊTE – La polémique autour du recrutement de Charles Sapin a laissé des traces. D’autant que, contrairement aux dires de la direction, c’est bien après l’annonce de sa nomination à « Valeurs actuelles » que celui-ci s’est vu proposer un poste d’éditorialiste. Enquête dans les coulisses de la Maison de la radio.

Deux semaines après l’éviction de Charles Sapin de la matinale du dimanche sur France Inter, un calme relatif semble être revenu au sein de la Maison de la radio, seulement troublé par le bruit des marteaux-piqueurs de la rue du Ranelagh (depuis quatre ans, la Maison ronde fait peau neuve et le chantier estimé à plus de 600 millions d’euros n’est toujours pas achevé).

L’épilogue de la crise déclenchée par l’arrivée du directeur adjoint de Valeurs actuelles comme éditorialiste sur les ondes de la première radio de France semble avoir contenté tout le monde : lui s’en sort la tête haute, refusant le plan B proposé comme pis-aller (un débat hebdomadaire plutôt qu’une chronique) et épinglant au passage, dans un texte incisif qui a fait le tour d’internet et des médias, la couardise de la direction de la radio de service public ; quant aux salariés en grève, aux syndicats et aux personnalités qui les ont soutenus, le départ de Charles Sapin représente pour eux une victoire politique. « Pour…

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