à Nantes, les lycéens gardent leurs distances avec les antifas


REPORTAGE – Une manifestation d’ampleur a traversé mardi les rues de la sixième ville de France. Cinq jours après l’incendie du lycée Nelson-Mandela, une partie des jeunes observent avec méfiance la récupération du mouvement par les groupuscules locaux.

La pluie de matraques redoutée n’est finalement jamais arrivée. Elle était appréhendée dès le début de la matinée, crainte plusieurs fois au fil de la marche, guettée même, par les plus vigilants. Au bout du compte, et à l’étonnement même des ultras les plus capés, aucune interruption ni aucune charge n’a perturbé le déroulement du grand rassemblement qui s’est élancé ce mardi dans le centre-ville de Nantes. Une retenue qui a permis aux lycéens mobilisés d’exprimer toutes leurs colères, à l’image des quelque 86 000 manifestants recensés par le ministère de l’Intérieur à la mi-journée, à travers la France, hors région parisienne (contre 260 000 selon la CGT).

Bien qu’électrisée par quelques sursauts de tension, la jeunesse nantaise a déferlé en masse dans les rues, du château des ducs de Bretagne à la préfecture de Loire-Atlantique, à l’occasion de la nouvelle journée nationale de mobilisation du mouvement lycéen. En fin de matinée, l’afflux était estimé à 12 500 personnes environ d’après…

Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 80% à découvrir.

Vous avez envie de lire la suite ?

Débloquez tous les articles immédiatement.

Déjà abonné ?
Connectez-vous



Source link

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


+ 30 = 39