un policier visé par une enquête disciplinaire après des propos racistes et sexistes


Le policier en question portait également un écusson reprenant une devise utilisée par certains courants d’extrême droite. La préfecture a ouvert une enquête disciplinaire.

Un policier est visé par une enquête disciplinaire après avoir tenu des propos racistes et sexistes lors d’un rassemblement lycéen à Perpignan, a appris Le Figaro auprès de la préfecture des Pyrénées-Orientales. Les faits se sont déroulés vendredi dernier devant le lycée Maillol. Plusieurs séquences filmées, révélées par le média local Made in Perpignan, ont circulé sur les réseaux sociaux.

Sur les images, une enseignante est approchée par un policier qui la saisit par le bras. «Arrêtez de me toucher !», lui lance-t-elle. «Non madame. Parce que ça me plaît.» «Ça fait partie de votre fonction d’avoir plaisir à toucher des enseignantes ?», poursuit-elle. «Tout à fait.» Dans une autre séquence, le fonctionnaire s’adresse à une lycéenne incommodée par du gaz lacrymogène.


Passer la publicité

«Demain tu vas te faire agresser par trois racailles, trois blédards ou trois merdes qui veulent te violer. Si on les gaze et que t’es gazée avec, tu vas dire pareil ?», lui lance-t-il. Ce comportement et ces propos émanant d’une personne dépositaire de l’autorité publique posent question, au point qu’ils ont été signalés à la préfecture, nous est-il indiqué.

Un signalement pris «très au sérieux», selon la préfecture

Un autre élément a été rapporté à la préfecture : il s’agit des insignes arborés par ce policier. Sur les images, il porte notamment un écusson reprenant la devise «Molon Labe», utilisée par des mouvements pro-armes et certains courants d’extrême droite. Un autre écusson, orné d’une tête de mort, ferait référence aux Gunfighters MC, un club de motards réunissant des membres actuels ou anciens des forces de l’ordre.

Le RIO (Référentiel des identités et de l’organisation) n’est par ailleurs pas visible, malgré l’obligation visant à rendre les fonctionnaires identifiables. «Ce signalement a été pris très au sérieux. Le policier a été identifié. Une enquête administrative pré-disciplinaire a été immédiatement engagée à son encontre», explique la préfecture.

Sollicité par Le Figaro, le procureur de la République de Perpignan, Jérôme Bourrier, confirme qu’«une procédure disciplinaire est en cours», mais qu’elle «ne relève pas du parquet». «Je n’ai en l’état été saisi d’aucun article 40 ou plainte», précise le magistrat.



Source link

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


4 + 2 =