Gabriel Attal plaide pour un candidat unique rassemblant gauche social-démocrate et droite républicaine


Lancé depuis quatre mois dans une campagne hyperactive, l’ancien premier ministre cherche encore à instaurer une dynamique qui lui permettrait de prendre l’ascendant dans un espace saturé de candidatures.

Le candidat Renaissance à la présidentielle Gabriel Attal a Le Parisien  pour une «grande coalition» rassemblant de la gauche social-démocrate à la droite républicaine en vue de la prochaine présidentielle, quitte à organiser une primaire.

Tirant le constat que «personne», dans l’espace politique entre LFI et le RN, «n’est favori ou en situation de battre Marine Le Pen» au second tour à l’heure actuelle, Gabriel Attal a appelé à un «vrai et large rassemblement».


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Il faut «un candidat qui incarne cette grande coalition»

«La seule chose qui peut nous permettre de l’emporter, c’est une grande coalition rassemblant des électeurs de la gauche sociale-démocrate à la droite républicaine. Non pas “contre” mais “pour” une vision : l’Europe, la compétitivité de notre économie, les valeurs de la République et le progressisme», a-t-il poursuivi dans un entretien au Parisien.

L’ex-premier ministre d’Emmanuel Macron vise plus précisément «des électeurs tentés par Raphaël Glucksmann à ceux de la droite républicaine». «Je m’adresse à eux. Car il y a des électeurs, de gauche comme de droite, qui aimeraient un autre choix qu’un candidat qui n’aura aucune chance d’être au second tour», a-t-il insisté. À la fin, il faut «un candidat qui incarne cette grande coalition et cet espace politique large», a-t-il ajouté.

Gabriel Attal a semblé notamment tendre une perche à gauche, après avoir «entendu des responsables socialistes défendre la capitalisation pour les retraites, la compétitivité ou la responsabilité budgétaire».

«Tant mieux ! Avec la défense de l’Europe et le soutien à l’Ukraine, ce sont des éléments qui peuvent nous rassembler. De mon côté aussi, j’ai évolué, notamment sur la méthode et le partage du pouvoir», a-t-il fait valoir.

Campagne hyperactive

Lancé depuis quatre mois dans une campagne hyperactive, M. Attal cherche encore à instaurer une dynamique qui lui permettrait de prendre l’ascendant dans un espace saturé de candidatures, où Édouard Philippe continue à le devancer selon les différentes enquêtes d’opinion.


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«Personne ne plie le match. Personne n’est en situation ni de l’emporter, ni d’être assuré de figurer au deuxième tour», a-t-il encore argué samedi.

Il a en ce sens réitéré qu’il n’excluait pas la «possibilité» d’une primaire qui peut être «une solution» pour réguler les ambitions, alors que selon lui n’émerge pour l’heure aucun «candidat naturel».



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