Plus de 5000 interpellations, une facture astronomique… Des blocus des lycées aux violences urbaines, le lourd bilan d’une semaine sous haute tension


Insatisfaits des annonces du ministre de l’Éducation nationale vendredi, les syndicats appellent à un «acte III» de la mobilisation lycéenne à partir de mardi.

Rien ne laissait présager un tel déchaînement de violence. À Créteil, le 17 septembre, les enseignants du lycée Saint-Exupéry manifestaient pour dénoncer un manque de moyens et de personnels. Leurs élèves s’y sont joints, plaçant les poubelles d’un chantier voisin devant les portes de l’établissement. Diffusées sur les réseaux sociaux, ces images sont largement reprises. Des revendications éparses émergent : manque d’enseignants, plages horaires trop importantes… Jusqu’à cette semaine, les «blocages» étaient toutefois demeurés circonscrits à l’Île-de-France.

Dès ce lundi, le mouvement s’étend en France. Cent quatre-vingts…

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