RÉCIT – Ce vendredi, Cédric Jubillar retourne à Cagnac-les-Mines où sa femme a disparu il y a six ans. Après avoir reconnu la mort de son épouse, il va rejouer, geste après geste, la nuit du 15 au 16 décembre 2020. Et ainsi confronter ses aveux à l’épreuve du réel.
Comme un air de déjà-vu, ce vendredi, à Cagnac-les-Mines. Quatre ans après la première reconstitution, une nouvelle «mise en situation» est organisée au domicile de Delphine Jubillar, disparue dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020. Son mari, qui a reconnu après six ans de dénégations être responsable de sa mort, doit être extrait de la prison de Toulouse-Seysses afin de rejouer le déroulé de la nuit fatidique. La veille, un important dispositif de sécurité a de nouveau été déployé aux abords de la rue Yves-Montand, cernant le pavillon de briques rouges figé depuis six ans. Le tout, avec la même effervescence médiatique qui entoure l’affaire depuis le premier jour. Pour le peintre plaquiste, l’enjeu est de taille: mettre en scène et crédibiliser la version présentée lors de ses aveux fracassants au début de l’été. Les proches de l’infirmière restent toutefois sceptiques quant à la possibilité de faire, enfin, la lumière sur ses derniers instants.
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