«Allongement progressif» à 65 ans et 45 annuités de cotisation : attendu au tournant depuis des années, Édouard Philippe a dévoilé mardi sa réforme des retraites, une étape importante de sa campagne présidentielle, attendue dans un camp sortant fébrile face au RN et à LFI.
C’est à deux jours de la présentation des budgets par le gouvernement, sur fond de journée de grève dans la fonction publique, de mouvement dans les lycées et en pleine polémique autour de Jordan Bardella que le candidat Horizons a présenté le contenu de sa réforme, dans une vidéo d’une vingtaine de minutes publiée sur ses réseaux sociaux.
La réforme des retraites est un dossier crucial pour l’ancien Premier ministre, présenté, depuis un entretien accordé à Challenges en 2021, comme l’homme de la «retraite à 67 ans» par ses adversaires. Mais aussi parfois par son concurrent Gabriel Attal, et même par un soutien comme Gérald Darmanin, qui s’y disait «opposé».
Exit l’étiquette des «67 ans», donc, pour le mieux placé des candidats de la droite et du centre devant M. Attal et Bruno Retailleau (LR), selon des sondages qui montrent surtout l’absence de dynamique pour le camp sortant. «Édouard n’a pas pris un point depuis son meeting en majesté du 5 juillet», s’inquiète un dirigeant de parti.
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